Chaque saison, le Réseau Canadien d’Information sur le Patrimoine RCIP met en lumière des technologies prometteuses, émergentes ou éprouvées qui sont utilisées pour et par les musées.

Numéros précédents :

Printemps 2014; Hiver 2014Automne 2013;

Financement : Dollars et sens

La question du financement collectif a souvent été abordée dans les médias récemment, du fait que les organisations cherchent de nouveaux moyens d’obtenir un soutien financier, en particulier avec le lancement de Kickstarter (site uniquement en anglais) au Canada l’automne dernier. Bon nombre de projets culturels, comme le projet de restauration de la Victoire de Samothrace au Louvre, ont fait l’objet d’un financement collectif, mais ce type de processus peut être laborieux et ne convient pas nécessairement à tous les projets. Le Fonds des médias du Canada a créé un microsite sur le financement participatif qui vise à favoriser la compréhension du financement collectif dans un contexte canadien et à fournir de l’information utile à toute personne envisageant de recourir à ce type de financement.

Les ressources offertes sur ce site comprennent les suivantes :

Le site renferme également un répertoire utile des plateformes de financement collectif et précise les modèles de financement accessibles aux Canadiens.

Avez-vous déjà eu recours au financement collectif ou envisagez-vous de le faire? Faites-nous part de vos commentaires!

Le partage multimédia à l’affiche!

Le Getty Museum (site uniquement en anglais) a mis au point un programme nommé Open Content Program, où les visiteurs peuvent utiliser ou partager des milliers d’images tout à fait gratuitement, et ce, que ce soit à des fins personnelles ou commerciales. Le musée demande simplement aux utilisateurs d’envoyer une contribution au montant de leur choix et d’expliquer l’utilisation qu’ils feront des images une fois celles-ci téléchargées de la banque de données (site uniquement en anglais) de ce musée.

Image où se trouve un homme vêtu d’un habit à l’ère de la monarchie avec une épée, et un tableau où est écrit du texte dans une langue inconnue.

Le eBay de l’impression tridimensionnelle

Dans des messages et des numéros de TechnoRadar publiés antérieurement, nous avons abordé la question de la popularité croissante de l’impression tridimensionnelle. Bon nombre de musées numérisent maintenant les artefacts en 3D et téléversent les fichiers sur le Web.

Bien que certains établissements aient choisi d’héberger ces modèles sur leurs propres sites Web, d’autres utilisent des plateformes de tiers pour distribuer ces objets imprimables. Par exemple, Threeding (site uniquement en anglais) est un marché en ligne où les acheteurs et les vendeurs peuvent se réunir et conclure des transactions. Threeding propose certains modèles gratuits, mais la majeure partie des objets sont à vendre. Il en coûte en moyenne 20 $ pour obtenir un modèle de qualité. Des redevances sont versées aux musées pour chaque modèle téléversé.

Il faut se rappeler que lorsqu’un utilisateur achète un objet auprès de ce type de dépôt de modèles 3D, il n’obtient pas une reproduction de l’artefact, mais plutôt le modèle sous-jacent qu’il devra imprimer chez lui au moyen d’une imprimante 3D. Pour le moment, le marché pour ce genre d’objet en 3D est donc plutôt restreint.

Quoi qu’il en soit, Threeding propose maintenant des centaines d’objets historiques, dont la plupart sont de nature archéologique. Cela s’explique probablement par le fait que l’archéologie est un domaine qui se prête bien à l’impression tridimensionnelle parce qu’une fois les modèles d’objets imprimés, la reproduction obtenue peut être manipulée plus facilement.

Si vous cherchez d’autres modèles 3D, Thingiverse (site uniquement en anglais) propose des modèles tridimensionnels gratuits et sous licence Creative Commons.

Article paru le 12 août 2015 sur le site du RCIP

 A LIRE AUSSI SUR LE SITE DU RCIP:

. Est-il temps pour les musées d’adopter l’impression tridimensionnelle ?

. Qu’est-ce que le financement collectif?