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France-Allemagne au musée de l’Armée, la Jamaique à la Philarmonie de Paris, Picasso à Rouen, les ours au Jardin des Plantes, Le Nain au Louvre-Lens … Le CLIC France vous propose un tour de France des expositions et de leurs dispositifs numériques ouvertes en 2017. 

N’hésitez pas à nous faire part de vos propres innovations à redaction@club-innovation-culture.fr.

Retrouvez les archives du tour de France des expositions et dispositifs numériques en France en 2015 et 2016. 

  • « France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la commune, les mémoires », Musée de l’Armée, du  13 avril 2017 au  30 juillet 2017

La guerre franco-allemande de 1870-1871 a marqué un tournant décisif en Europe. « Année terrible », selon l’expression de Victor Hugo, elle s’achève sur une guerre civile – la Commune de Paris -, d’autant plus cruelle qu’elle se déroule sous les yeux de l’occupant allemand. Les traces laissées par les témoins ou acteurs du conflit dans les arts, la littérature ou encore l’espace urbain sont nombreuses : qui se souvient aujourd’hui de l’origine du nom du quartier de la Défense à l’Ouest de Paris ou de la Strasse der Pariser Kommune à Berlin ? Plus de 300 objets, dont un exceptionnel ensemble de photographies d’époque, apporteront un regard nouveau sur ce conflit méconnu, pourtant à l’origine d’évolutions majeures dans les techniques de combat et de communication (canon anti-aéronef, dépêches micro-photographiées, ballon…).

Site web de l’expo

musee armeeUne vingtaine de dispositifs multimédias jalonnent le parcours de l’exposition.

Programmes interactifs, animations 2D et 3D, carte et plan animés proposent un éclairage historique, ludique et pédagogique sur la période 1870-1871. Au programme:

- des quizz pour tester ou approfondir ses connaissances

- des galeries de portraits pour aller à la rencontre des grandes figures françaises et allemandes, emblématiques  des milieux politiques, artistiques…

- des albums photos à explorer, qui permettent de découvrir des vues de Paris incendié, des villes occupées par les Allemands, ou encore les effets des bombardements

- des animations 3D pour comprendre le fonctionnement des canons Krupp et de la mitrailleuse Bollée

- une carte animée qui explique les opérations militaires de juillet 1870 à janvier 1871 – une carte animée des opérations militaires pendant la guerre civile, notamment la reprise de Paris par l’armée de Versailles.

  • JAMAICA, JAMAICA!, Philharmonie de Paris, du 04 avril 2017 au 13 août 2017

Au milieu des Caraïbes, la Jamaïque est devenue une exception absolue dans l’histoire de la musique.  Cette exposition rend compte des multiples facettes de l’histoire de la Jamaïque, en particulier la musique, mais pas seulement. La musique jamaïcaine, aux racines remontant au temps de l’esclavage, trouve ses sources dans des formes traditionnelles héritées de la colonisation des XVIIIe et XIXe siècles et des rencontres qui ont fait naître cette musique unique et universelle, depuis le reggae jusqu’aux musiques urbaines contemporaines. Réunissant objets, images et films rares, l’exposition Jamaica Jamaica! permet de comprendre comment la musique de cette île minuscule a rayonné de par le monde.

Site web de l’expo

L’exposition propose une série d’expériences musicales innovantes :

- Une Web radio pour l’exposition

radio jamLa « Radio Jamaica ». En 1959, la première radio jamaïcaine, la JBC (Jamaica Broadcasting Corporation), fondée par l’artisan de l’indépendance jamaïcaine, Norman Manley, s’attache à diffuser des titres locaux au détriment des chansons de rhythm and blues et de jazz américaines. En plus d’être un instrument de fierté nationale fédératrice d’identité, la radio va vite devenir le premier maillon de la chaîne de production de disque en Jamaïque : c’est lors de radio-crochets que les producteurs de l’époque repèrent les futurs talents de l’industrie jamaïcaine. Jamaica, Jamaica ! se devait de rendre hommage à ce pan d’histoire musicale : ainsi est née « Radio Jamaica », la webradio de l’exposition, qui diffusera 24h/24, dès le 3 mars et jusqu’au 13 août 2017, des milliers de titres, sons et playlists d’invités surprises. L’intégralité des programmes est à retrouver sur radiojamaica.fr ou l’application mobile Radio Jamaica à partir du 3 mars. « Radio Jamaica » a été réalisée par Radio propaganda.

- Panzer sound system : le dancehall est un arme !

panzerPour l’exposition Jamaica, Jamaica !, l’artiste allemand Nik Nowak a spécialement transformé son installation Panzer (2011) : il a invité le DJ Neil Case, dit « Bass Mekanik » à lui composer une bande-son spécifique à partir de ses titres de dancehall favoris, des années 1980 à aujourd’hui. D’origine jamaïcaine mais basé à Miami, Neil Case a été ingénieur du son sur des productions reggae (pour Byron Lee, Barry Biggs ou Tommy Cowan). Il est surtout connu pour avoir développé le style « Miami Bass » dans les années 1980, une forme de rap rendue célèbre par le groupe 2 Live Crew.

- Sound system : « Dub It Yourself » & Jamaica DJ sets

dj setEn Jamaïque, le son ne s’écoute pas, il se ressent. L’exposition Jamaica, Jamaica ! fait partager cette authentique expérience audiophile du sound system, en partenariat avec l’association anglaise Let’s Go Yorkshire. Playlist de « tunes », sirènes, effets sonores… Dans cette pièce, le mur d’enceintes et les amplis entièrement fabriqués par l’orfèvre anglais du son Paul Axis vous lancent une invitation : monter le son pour vous transformer, vous aussi, en selector. Ready fi rumble?

JAMAICA DJ SETS : Tous les vendredis (19h-21h) jusqu’au 13 août 2017, Jamaica Jamaica ! accueille des DJ sets avec la crème des selectors français, sur le sound system Dub It Yourself Programme complet sur le site : www.philharmoniedeparis.fr/jamaica

- Parcours audiotactile 

audiotactileLes visiteurs déficients visuels peuvent découvrir l’exposition grâce à un parcours audiotactile composé de dessins en relief et d’une audiodescription diffusée sur l’audioguide gratuit. Tarif : Gratuit pour la personne handicapée et son accompagnateur – Réservation obligatoire

  • Une saison Picasso, Rouen: musée des Beaux-Arts, musée de la Céramique, musée Le Secq des Tournelles du 01 avril 2017 au 11 septembre 2017

La ville de Rouen accueille en 2017 la grande exposition « Une saison Picasso », organisée en trois parties au sein de trois musées différentspicasso. Le musée des Beaux-Arts de Rouen accueil l’exposition « Boisgeloup, l’atelier normand de Picasso », le musée de la Céramique abritera l’exposition « Picasso sculptures céramiques et enfin l’exposition « Gonzalez/Picasso : une amitié de fer » au musée Le Secq des Tournelles. 

Un site web dédié à cette programmation a été mis en ligne.

A cette occasion, une application mobile gratuite en français et en anglais a été également développée pour donner aux public une aide à leur visite avec des commentaires inédits des conservateurs, de nombreuses anecdotes sur les oeuvres et des images haute définition.

Télécharger gratuitement l’application sur Google Play et sur Apple Store.

  • Le mystère Le Nain : Louvre-Lens, Galerie d’exposition temporaire, du 22 mars au 26 juin 2017

Originaires de Laon en Picardie, les frères Le Nain figurent parmi les artistes les plus talentueux du 17e siècle. Plusieurs de leurs tableaux sont devenus de véritables icônes de l’histoire de l’art. Pourtant leur attribution et leur signification restent souvent énigmatiques et constituent l’un des plus grands mystères de la peinture française.  En raison de la rareté et de la fragilité de ces chefs-d’œuvre, aucune rétrospective au monde ne leur a été consacrée depuis près de 40 ans

Site web de l’exposition

Au fil de l’exposition, des dispositifs de médiation interactifs invitent les visiteurs à éclaircir une part de ce mystère. Ils participent à l’enquête autour des trois artistes, en explorant des archives historiques, en retrouvant des portraits cachés sous d’autres peintures, et en découvrant les secrets de fabrication des frères Le Nain.

-  Portraits cachés, portrale nainits trouvés

L’un des mystères entourant le travail des frères Le Nain concerne leur production de portraits, dont on sait d’après les sources qu’elle était très importante. Un film court proposera aux visiteurs de découvrir des portraits cachés sous d’autres tableaux et révélés par l’imagerie scientifique.

- Enquête avec les historiens de l’art

Un dispositif interactif permet aux visiteurs de se mettre à la place de l’historien de l’art qui enquête sur des peintres comme les frères Le Nain. Où chercher l’information ? Quels sont les documents disponibles ? Quelles conclusions peut-on en tirer ?

- Détailsdetails

Deux écrans proposent aux visiteurs de regarder avec lenteur et sensibilité des détails d’œuvres des frères Le Nain.

- Sur quoi peignaient les frères Le Nain ?

Un dispositif propose un focus sur les trois types de supports de peinture utilisés par les frères Le Nain : le bois, la toile et le cuivre. Grâce à un film court et des fac-similés, les visiteurs peuvent observer la manière de peindre des frères Le Nain, les spécificités de chacun des supports et leur impact sur leurs productions picturales.

Reportage vidéo sur les facsimilés de l’exposition:

- IKONIKAT : Un projet de recherche du CNRS

Pourquoi demander à un pubcnrs 1lic de dire ce qu’il voit dans une œuvre, alors que qu’il peut simplement nous le montrer ? Fruit de recherches coordonnées par Mathias Blanc, de l’Institut de recherches historiques du Septentrion (CNRS/Université Lille 3), l’application Ikonikat (pour Ikonik Analysis Toolkit) donne la possibilité à tout un chacun de désigner, grâce au dessin, ce qu’il pense pertinent dans une image. Et ce, sans disposer nécessairement d’un vocabulaire spécifique, ce qui en fait un outil vraiment novateur. Concrètement, le spectateur, profane ou expert, muni d’une tablette affichant une reproduction de l’œuvre, souligne, entoure les éléments picturaux qui lui semblent essentiels ou qui l’interrogent. Les tracés réalisés par les visiteurs révèlent les zones perçues comme les plus significatives, et permettent de saisir l’ordre dans lequel les éléments picturaux d’une œuvre sont soulignés par le visiteur.

Un outil de recherche et de médiation culturelle Ikonikat a déjà été expérimenté au Palais des Beaux-Arts de Lille, avec des groupes d’enfants. Le déploiement du dispositif au Louvre-Lens, pendant l’exposition « Le Mystère Le Nain » permet d’envisager une étude inédite avec un public étendu. 600 personnes, visiteurs individuels ou en groupes de 2 à 15, partiront à la découverte de sept œuvres prêtées par le musée du Louvre, en suivant différents parcours. Les annotations visuelles de chacun pourront être montrées à l’ensemble du groupe pour entamer une discussion collective face aux œuvres. Ceci permet d’éviter que la participation des visiteurs ne soit limitée par la prise de parole et la maîtrise d’un vocabulaire. Cette démarche de médiation culturelle s’accompagne d’une recherche sur la réception des œuvres. De quelle manière le contexte social et culturel (visites en famille, groupe scolaire, etc.) ou l’ordre dans lequel les œuvres sont présentées influencent-ils leur perception par les visiteurs ? L’attention d’un enfant ou d’un néophyte se porte-elle réellement sur les éléments d’un tableau que le guide lui signale comme les plus marquants ? En retour, ce projet de recherche permettra au musée de s’interroger sur sa politique des publics, notamment sur la manière de présenter les œuvres, autant en matière d’accrochage que de discours sur celles-ci. Au cours de l’exposition, des séances de restitution seront organisées auprès des publics du musée afin de leur faire part des résultats du projet. (Lire l’article du CLIC France )

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- Le projet VISUALL-tek

Une bibliothèque d’applications Ikonikat s’intègre dans le projet VISUALL-tek, bibliothèque d’outils permettant d’interroger collectivement des images. Elle est composée de deux autres outils logiciels : V-Atlas et Coddeix. Le premier est un atlas manipulable sur une surface tactile et permet d’étudier comment un motif récurrent (par exemple, la figure du héros) évolue dans un corpus d’images ou de films. Le second permet d’annoter des images animées de manière collaborative et à distance. Ces outils résultent d’un dialogue interdisciplinaire entre des chercheurs en sciences sociales et des informaticiens spécialistes des interactions homme-machine. Ils sont nés grâce au projet ANR Visuall et à la plateforme « Sciences et cultures du visuel » (soutenue par le fonds européen FEDER, le CNRS, les universités Lille 1 et Lille 3, et installée à l’Imaginarium de Tourcoing).

- Un atelier de recherche au Louvre-Lens et à l’Imaginarium de Tourcoing

En plus de constituer le terrain d’un projet de recherche inédit du Louvre-Lens et du CNRS, l’exposition « Le Mystère Le Nain » accueillera un atelier de recherche international. Du 28 au 31 mars 2017, à partir d’un corpus d’œuvres de l’exposition, sociologues et historiens de l’art français, autrichiens, allemands et anglais mettront en perspective leurs approches d’analyse des images, de leur perception (que voit-on ?), de leur réception (quelles significations leur attribue-t-on ?). Après une journée au Louvre-Lens, l’atelier se poursuivra à l’Imaginarium de Tourcoing qui héberge la plateforme « Sciences et cultures du visuel ». Les travaux issus de l’atelier feront l’objet d’un ouvrage collectif.

Le mot du commissaire Nicolas Milovanovic.: « L’interdisciplinarité est encore rare en histoire de l’art et c’est une chance de pouvoir la mettre en pratique à l’occasion d’une exposition au Louvre-Lens. Les plus grands chefs-d’œuvre du Louvre – Repas de paysans, Reniement de saint Pierre, Académie et Réunion musicale – seront au cœur de cette étude menée à l’aide d’instruments technologiques nouveaux et adaptés, dont il résultera des informations très précieuses. Elles permettront de mieux comprendre comment le public appréhende les œuvres, quels sont les cheminements du regard et comment mieux adapter aux différents publics le discours des conservateurs, des conférenciers et des médiateurs. »

p 27Bulle immersive: Le Repas de paysans

La Bulle immersive du Louvre-Lens est un espace inédit qui permet de décrypter les œuvres dans leurs moindres détails, grâce à la projection d’images en grand format et en haute définition. Les œuvres du musée sont décrites et analysées au regard d’exemples de comparaison ou d’images scientifiques. Une manière innovante et interactive de s’immerger au cœur des œuvres pour en découvrir tous les secrets. Pendant toute la durée de l’exposition, c’est le tableau de Louis Le Nain, Le Repas de paysans, qui est ainsi passé à la loupe… Du mercredi au dimanche à 15h. (tout public)/Durée 30 minutes/Gratuit

  • Espèces d’Ours ! Au Jardin des Plantes de Paris, du 12 octobre 2016 au 19 juin 2017 

L’exposition Espèces d’ours ! organisée par le Muséum national d’Histoire naturelle, est une véritable plongée dans le monde des ours. À travers cinq parties, le public peut approcher d’un peu plus près ces animaux sauvages et bousculer son imaginaire sur les huit espèces d’ours qui peuplent actuellement la Terre. Plus d’une centaine d’objets issus des collections du Muséum mais aussi prêtés par des institutions extérieures sont présentés dans l’exposition. Parmi eux, le public peut admirer 25 spécimens d’ours naturalisés et plus d’une vingtaine de pièces ostéologiques, dont 3 squelettes complets d’ours.

Site web de l’expo

oursLe visiteur peut ainsi naviguer entre ces objets d’une incroyable richesse et des dispositifs interactifs variés : bornes multimédia, projections, manipulations. La scénographie stylisée et épurée dessine, par ailleurs, un parcours fluide et aéré entre les différents univers.

Les visiteurs peuvent étoffer leur visite à travers des animations familiales dans l’espace ANIM’ours, un espace pédagogique attenant à l’exposition qui propose plusieurs activités dont une animation pour tous en réalité augmentée : L’ours blanc Koguma, une sculpture grandeur nature inspirée des origami, est installée à la sortie de l’exposition, dans le « Hall des baleines ». En visant l’ours avec son smartphone, le visiteur peut voir émerger la banquise et ses habitants. Une expérience inédite qui permettra d’en savoir plus sur les milieux polaires et les animaux qui y vivent.

L’application ICECAP est également proposée, gratuite et téléchargeable sur Appstore et Playstore. (Une installation Coqenpâte éditions).

SOURCES: MNHN, RMM, Philarmonie de Paris, Musée de l’Armée

Date de première publication: 15/01/2017

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