Du 11 octobre 2017 au 22 janvier 2018, l’exposition « Gauguin, l’alchimiste » est l’événement du Grand Palais. Pour la première fois, l’exposition étudie en profondeur la remarquable complémentarité des créations de l’artiste dans le domaine de la peinture, de la sculpture, des arts graphiques et décoratifs. Elle met l’accent sur la modernité du processus créateur de Gauguin, sa capacité à repousser sans cesse les limites de chaque médium. Pour mieux appréhender la démarche artistique de Gauguin, la Rmn-Grand Palais propose de nombreux outils numériques de médiation, d’édition et de communication, s’appuyant notamment sur une importante campagne de captation et modélisation 3D. Dans une interview au CLIC France, Roei Amit, Directeur chargé du numérique-RMN – Grand Palais, nous présente les différents dispositifs déployés.

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Les membres du CLIC France sont invités le lundi 18 décembre 2017 de 08h30 à 10h00 à la visite de l’exposition « Gauguin, l’alchimiste » au Grand Palais avec présentation et démonstration des outils numériques. Inscription obligatoire avant le 15/12/2017 à 15h00 : ateliers@club-innovation-culture.fr

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Paul Gauguin (1848-1903) est l’un des peintres français majeurs du XIXesiècle et l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne. L’exposition du Grand Palais retrace son étonnante carrière, dans laquelle il a exploré les arts les plus divers : peinture, dessin, gravure, sculpture, céramique, etc. Les chefs-d’œuvre réunis mettent en avant le travail de l’artiste sur la matière ainsi que son processus de création. Forte d’un ensemble de plus de 230 œuvres de l’artiste (54 peintures, 29 céramiques, 35 sculptures et objets, 14 blocs de bois, 67 gravures et 34 dessins), « Gauguin l’alchimiste » est une plongée exceptionnelle dans le passionnant processus créatif du grand artiste.

Bande-annonce de l’exposition

En collaboration avec l’Art Institute of Chicago

Cette nouvelle collaboration entre l’Art Institute de Chicago – qui possède un fonds significatif de peintures et d’œuvres graphiques de Gauguin – et le musée d’Orsay – dont la collection de peintures, céramiques et sculptures sur bois de l’artiste est une des plus importantes au monde –, permet de présenter sous un jour nouveau les expérimentations de Gauguin sur différents supports. Elle montre la production de l’artiste dans toute sa diversité, à la lumière des recherches récentes sur les techniques et matériaux utilisés par Gauguin, s’appuyant notamment sur l’expertise d’Harriet K. Stratis, Senior Research Conservator à l’Art Institute de Chicago pour l’œuvre graphique de Gauguin, ou les travaux de Dario Gamboni, professeur titulaire à l’Université de Genève. Le parcours de l’exposition est ainsi ponctué de salles proposant une immersion dans les techniques et les méthodes de travail de l’artiste.

Le parcours de l’exposition

À partir d’une trame chronologique, et ponctuée d’un grand nombre de prêts exceptionnels (Les aïeux de Teha’amana, Chicago ; Eh quoi ! Tu es jalouse ?, Musée Pouchkine, etc.), l’exposition met en évidence l’imbrication et les apports mutuels entre schémas formels et conceptuels, mais également entre peinture et objets : dans ces derniers le poids de la tradition, moins pesante, permet davantage de libération et un certain lâcher‑prise. Une sélection resserrée de sources regardées par Gauguin permet de comprendre pleinement son processus créatif (céramiques, œuvres impressionnistes, art extra-européen…).

. Prélude au parcours de l’exposition, « La fabrique des images » est consacrée aux débuts de Gauguin, de sa représentation de la vie moderne dans le sillage de Degas et Pissarro, aux premières répétitions d’un motif, autour de la nature morte et des possibilités de mise en abyme qu’elle offre ;

. « Le grand atelier » se concentre ensuite sur la période bretonne de l’artiste. L’observation de la vie bretonne, intégrée, transformée et assimilée, lui permet de dégager des motifs récurrents qui connaissent de nombreux avatars (la ronde, la femme assise, la bretonne de dos…) et d’entamer des recherches formelles en dessin, peinture et céramique ;

"Autoportrait au Christ jaune" Paul Gauguin, musée d'Orsay ©RMN

« Autoportrait au Christ jaune » Paul Gauguin, musée d’Orsay ©RMN

. « Du sujet au symbole » montre comment Gauguin, mû par une ambition artistique croissante, s’oriente vers des compositions de plus en plus investies de significations morales, qui deviennent le réceptacle de ses états intérieurs. Leur accomplissement se trouve dans la mise en scène du « terrible moi » souffrant et sauvage. Les motifs n’échappent pas à cette mue : ainsi le baigneur devient Léda, la figure du désespoir inspiré par une momie du Trocadéro devient une allégorie de la Misère humaine, et la femme dans les vagues se mue en Ondine ;

. « L’imagier des Tropiques » met en évidence la résonance des traditions maories dans l’oeuvre de Gauguin. S’il construit lors de son premier voyage à Tahiti une imagerie personnelle de la vie tahitienne, l’exposition souligne là encore la puissance de ses recherches formelles. Le thème récurrent d’une nature « habitée » traverse les oeuvres réunies dans cette section, comme en témoignent les pastorales et le développement du thème de l’Homme dans la nature. Respiration au sein du parcours, une salle est dédiée au manuscrit de Noa Noa, très rarement montré au public ;

. La section « Mythes et réinventions » met en évidence l’amplification de la dimension mystique de l’oeuvre de Gauguin à Tahiti. Face aux traces matérielles restreintes laissées par les cultes tahitiens, Gauguin invente à partir de la tradition orale tahitienne un nouveau langage plastique. La figure de l’inquiétant Esprit des morts (Buffalo, Albright – Knox Art Gallery) venant tourmenter les tahitiennes revient sans cesse dans les oeuvres de cette période ;

. L’ultime section « En son décor » est centrée sur l’obsession de Gauguin, pour les recherches décoratives dans sa dernière période, aussi bien dans les intérieurs que dans l’évocation d’une nature luxuriante (Rupe Rupe, Musée Pouchkine). OEuvre d’art totale, sa case à Hiva Oa (la Maison du Jouir) vient parachever sa quête d’un âge d’or primitif.

L’évocation numérique sous forme d’hologramme de la Maison du Jouirprésentée pour la première fois dans une exposition avec les sculptures qui ornaient son entrée, clôture le parcours par une découverte de la dernière maison-atelier de Gauguin. L’occasion d’offrir au public une immersion inédite dans l’atelier de sa création. Ce projet de numérisation a été financé par le Programme d’Investissements d’Avenir culture, sous l’égide de la Caisse des Dépôts et Consignations et du Ministère de la culture.

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Modélisation de la Maison du Jouir ©RMN

Modélisation de la Maison du Jouir ©RMN

Reproductions 3D

Pour cette exposition, la Rmn-Grand Palais innove avec une panoplie d’outils de médiation, d’édition et de communication, s’appuyant notamment sur une campagne de numérisation et modélisation 3D menée par son Agence Photographique.

Plus de 30 œuvres ont été numérisées en photogrammétrie avec une très haute précision garantissant leur conformité géométrique et colorimétrique. Cette technique de numérisation 3D permet d’appréhender l’œuvre différemment, de l’observer sous toutes ses formes et d’en découvrir les multiples détails. Vingt-une céramiques et bois sculptés et onze peintures, prêtés par le musée d’Orsay, ont ainsi été modélisés.

Ces modèles 3D sont intégrés aux films diffusés le long du parcours et enrichissent les publications de la RMN-Grand Palais.

Les œuvres en 3D sont également présentées sur les sites www.grandpalais.fr et www.musee-orsay.fr, sur la plateforme Sketchfab et sur les réseaux sociaux à travers le Player Sketchfab.

Une application et un e-album

En plus des informations sur l’exposition, une application mobile disponible sur Android et iOS permet de découvrir des contenus étonnants avec le parcours animaux de Gauguin, tandis que la reconnaissance d’images offre l’exploration de certaines des œuvres de Gauguin en 3D et à 360.

L’application mobile inclut notamment :

. la présentation de l’exposition salle par salle, informations pratiques, programmation culturelle et pédagogique.
. l’audioguide, un parcours audioguidés de l’exposition en achat in-apps à 2,29 € chacun
-un parcours audioguidé pour adulte en français de 30 œuvres expliquées, illustrées avec zoom et situation sur le plan de l’exposition. 1 heure d’écoute.
-un parcours audioguidé pour adulte en anglais de 30 œuvres expliquées et illustrées avec zoom et situation sur le plan de l’exposition. 1 heure d’écoute.
-un parcours audioguidé pour enfant en français de 20 œuvres expliquées avec zoom et situation sur le plan de l’exposition. 36 minutes d’écoute.
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. un parcours gratuit, « les animaux de Gauguin » : pour découvrir la symbolique animalière chez Paul Gauguin, une douzaine d’œuvres réparties sur le parcours sont présentées en 3D.
. un module 3D et reconnaissance d’images qui permet de scanner 32 œuvres de Gauguin en 3 dimensions ou de les sélectionner dans la liste proposée et de leur donner ainsi vie grâce à la 3D qui s’affiche directement sur le mobile.

La RMN publie un e-album de l’exposition en version application pour iPad et tablettes Androïd, en version ebook distribué par les libraires numériques, adaptation de l’album de l’exposition au format tablette, enrichi d’objets 3D (4,49 €).

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Un partenariat fort avec ARTE

La RMN s’est à nouveau associée à ARTE pour co-produire un documentaire mais également une expérience immersive en réalité virtuelle.

Les deux partenaires ont coproduit « GAUGUIN JE SUIS UN SAUVAGE », un documentaire inédit de 52 mn. Il sera diffusé sur ARTE le 29/10/2017, puis édité en DVD et VOD. Le film est traduit en Anglais, Allemand et en version fr Sourds et Malentendants. Il est enrichi, en bonus, d’un épisode de la série Petits Secrets des grands tableaux : 20mn sur l’œuvre D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Cet épisode est proposé dans le volume 3 de la série LES PETITS SECRETS DES GRANDS TABLEAUX .

Extrait du documentaire: « GAUGUIN JE SUIS UN SAUVAGE »

Une expérience à 360°

Un programme court « Le Voyage Intérieur de Gauguin » propose une plongée à 360° dans une expérience immersive proche du rêve, où se mêlent la parole de Gauguin, reprenant des extraits des nombreuses correspondances laissées par l’artiste, et l’image sans cesse en construction de certaines de ses œuvres, et principalement Joyeusetés (Arearea), dans un envoûtant ballet de couleurs.

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Les éléments de décor apparaissent “dans un souffle” en utilisant l’outil Quill développé par Oculus. Le point de vue du spectateur est celui d’un invité dans l’esprit de Gauguin. Durée: environ 4 minutes. L’expérience sera proposée sur écran et tablettes à la sortie de l’exposition ainsi qu’à partir du mois d’octobre sur l’application Arte 360 et sur les chaînes Youtube et Facebook du Grand Palais.

Expérience réalisée par la société Innerspace. Coproduction Innerspace – Arte – Rmn Grand Palais.

Cette expérience s’intègre dans “ARTE Trips”, une collection d’expériences VR diffusée sur la plateforme ARTE360, qui permet de redécouvrir de façon spectaculaire quelques chefs d’œuvre de la peinture en plongeant à l’intérieur des toiles. (A lire sur le site du CLIC France : L’application ARTE360 s’enrichit d’une série d’explorations de chefs-d’oeuvres de la peinture mondiale en réalité virtuelle).

Le carnet de Gauguin : « Noa Noa » en version numérique

Le RMN-GP prolonge sa visite de  l’exposition en mettant en ligne un fac-similé permettant de découvrir au plus près les notes, peintures, dessins et croquis que l’artiste avait rassemblé lors de ses séjours à Tahiti. Dès son arrivée sur l’île en 1891, l’artiste pense à consigner dans un livre ses impressions sur son voyage. Il en rédige la première ébauche entre ses deux séjours en 1893. Noa Noa, signifiant « embaumé » en tahitien, est  conçu comme un livre à lire et à regarder, fruit de la collaboration entre l’artiste et l’homme de lettres Charles Morice.

Le manuscrit est conservé au musée d’Orsay et présenté dans l’exposition Gauguin l’alchimiste.

Grâce au travail de l’agence photographique du RMN-GP, le public peut parcourir le précieux carnet de Gauguin en version numérique, page après page, et à son rythme.

3 questions à… Roei Amit – directeur-adjoint an charge du numérique, à la Direction des publics et du numérique de la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais

rsz_photo_roei_amit_rmn1_3-21. Quelles sont les nouveautés numériques de cette exposition ?

L’exposition « Gauguin, l’alchimiste » est très riche sur le plan numérique à la fois in situ et en ligne. Le numérique accompagne les propos de l’exposition, qui suit Gauguin et son exploration des arts les plus divers : peinture, dessin, gravure, sculpture, céramique, ainsi que son travail sur la matière et son processus de création. A partir des œuvres numérisées en 3D Très Haute Définition, les visiteurs vont pouvoir observer et manipuler les reproductions des œuvres de manière inédite, à la fois ludique et pédagogique.

Dans l’exposition même, le public pourra découvrir plusieurs films expliquant le processus du travail et les matières de la création en les montrant à travers ses reproductions, ainsi qu’un hologramme en fin de parcours qui évoque la « maison du Jouir », où Gauguin habitait et créait aux Îles Marquises.

Tout au long de leur parcours dans l’exposition, les visiteurs peuvent consulter l’application de l’exposition qui contient ses modèles dont certains illustrent les audioguides mais aussi un parcours ludique concernant la présence et la signification des animaux dans l’œuvre de Gauguin. La même application permet, avec une fonctionnalité de reconnaissance d’images, d’augmenter les différentes publications de l’exposition, notamment le catalogue et l’album ; en scannant les images imprimées, le lecteur pourra découvrir sur son smartphone l’objet en 3D et le manipuler pour une meilleure observation et immersion dans l’œuvre.

Ces productions en 3D sont aussi visibles et manipulables par les différents publics sur www.grandpalais.fr et sur les réseaux sociaux ; nous utilisons pour cela le player de la startup française Sketchfab, un véritable youtube des objets 3D, et qui nous sert de manière transversale et interopérable pour montrer ces images.

Nous proposons également une création en réalité virtuelle « Le voyage intérieur de Gauguin » coproduit par Arte, la RMN-GP, le Musée d’Orsay notre coproducteur de l’exposition, et la société Innerspace. Cette création est visible en 360° degrés à la sortie de l’exposition et en réalité virtuelle en téléchargeant l’application d’Arte 360.

© DR

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. Comment avez-vous produit toutes ces images en 3D ?

Les reproductions en 3D sont le fruit tout d’abord d’une captation en photogrammétrie : capter l’objet grâce à des centaines de points de vue sphériques autour de lui, y compris le dessous de socle ou l’envers des tableaux. Il faut compter entre 600 et 1000 images en très haute définition par objet. Ces images sont traitées ensuite par une série de logiciels (notamment CapturingReality) qui permettent de calculer le positionnement de chaque point vis à vis de l’objet et ainsi de créer ses contours. Une fois le travail géométrique accompli, nous procédons au calcul de la matière, la texture et la colorimétrie (par l’intermédiaire d’autres logiciels, notamment Mari, une sorte de Photoshop de la 3D) pour donner, au final, un objet manipulable en 3D en temps réel, permettant le reflet des lumières qui sont ajoutées tout en restant intactes et exactes sous tous les angles.

Depuis plusieurs années, l’Agence Photo de la RMN-GP a mis en place un projet soutenu par la Caisse de Dépôts et de Consignation, dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir pour élaborer les meilleurs protocoles de numérisation d’œuvres d’art. Après la réussite de ce travail pour l’exposition « Sites Eternels » en fin d’année dernière, les 32 objets d’art et tableaux de Gauguin issus de la collection d’Orsay prouvent les résultats inégalés de ces procédés innovants. (A lire sur le site du CLIC France : Au Grand Palais, l’exposition immersive « Sites éternels » fait revivre des sites archéologiques en danger)

. Musée réel, virtuel, augmenté, à quoi ressemblera  l’expérience de la visite dans les années a venir ?

Les nouvelles technologies enrichissent de manière importante les façons dont nous pouvons observer et nous engager avec l’art.  En conséquence, nous pouvons proposer l’expérience de visites de plus en plus diverses à des publics différents, et développer des engagements multiples à la fois pour enrichir les expériences et élargir les publics in situ et en ligne.

J’ai la profonde conviction que ces nouvelles propositions et les nouvelles technologies ne peuvent qu’augmenter et élargir les manières dont les musées s’engagent avec leurs publics actuels et potentiels. Cela ne remplace pas l’oeuvre mais l’enrichit et l’expose davantage.

La visite des musées dans les années à venir sera donc plus diversifiée, en proposant de multiples manières de la faire ; et les publics toujours plus divers pourront mieux choisir et auront plus d’occasions d’interagir avec l’art et les musées.

Le Voyage intérieur de Gauguin

Le Voyage intérieur de Gauguin

SOURCES: RMN-GP, ARTE (communiqués et dossier de presse)

Interview recueillie par mail le 7/10/2017

La RMN-GP et le musée d’Orsay sont membres du CLIC France

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L’application ARTE360 s’enrichit d’une série d’explorations de chefs-d’oeuvres de la peinture mondiale en réalité virtuelle

A. Koering, chargée du programme 360 Géo, ARTE: « La visite de Fontainebleau préfigure l’expérience immersive de la future série Artstories »

Au Grand Palais, l’exposition immersive « Sites éternels » fait revivre des sites archéologiques en danger

Les ponts du Gard et d’Asfeld dévoilent leur histoire grâce à la modélisation 3D

Roei Amit (RMN-GP): « Dans l’exposition Monet à Hong Kong, le numérique cherche à atteindre un nouveau public malgré le nombre limité d’œuvres »

Roei Amit (RMN-GP): « Durant sa première semaine, la plateforme images d’art a attiré plus de 42 000 visiteurs »

a lire sur le web

. Gauguin: L’e-album de l’exposition (Grand Palais, 22/11/2017)

. Prenez le temps de feuilleter le manuscrit de Gauguin: Noa Noa sur votre écran ! (Grand Palais, 16/11/2017)

. Le voyage intérieur de Gauguin: une immersion envoûtante à 360° ! (Grand Palais, 15/11/2017)