DOSSIER / Tour de France des ouvertures ou réouvertures de musées et lieux de patrimoine, de 2020 à 2023 (2/12/2019)

A Narbonne, Lyon, Bordeaux, Angers, Nancy, Nantes ou Paris, des lieux artistiques et culturels sont en cours de construction, aménagements ou rénovations. Ce dossier du CLIC France propose un panorama des ouvertures ou réouvertures de musées et lieux culturels en France entre 2020 et 2023.

. Ouverture du Bassin des Lumières (avril 2020)

. Rénovation du quadrilatère Richelieu / BNF, Paris (fin du chantier de rénovation en 2020)

. Musée du PSG, Paris (été 2020) 

. NarboVia raconte l’histoire romaine de Narbonne (ouverture à l’automne 2020) NOUVEAU

. Musée des Tissus de Lyon (début 2021) 

. Le musée Art ludique à Paris, gare Saint Lazare (second semestre 2021) NOUVEAU

. Musée des Collectionneurs, Angers (ouverture prévue en 2022)

. Musée du FC Nantes (ouverture prévue en 2022)

. Musée lorrain, Nancy (réouverture prévue en 2023)

 

. Les Bassin des Lumières à Bordeaux (ouverture le 17 avril 2020) NOUVEAU

En 2018, la ville de Bordeaux a confié à Culturespaces une partie de sa célèbre Base sous-marine pour y créer un centre d’art numérique.

Ce vestige de la Seconde Guerre mondiale accueillera un nouvel espace, baptisé les Bassins de Lumières, consacré à des expositions numériques immersives dans l’esprit des Carrières de Lumières (Baux-de-Provence) et de l’Atelier des Lumières (Paris).

En partenariat avec la Ville de Bordeaux, ce projet est dédié aux grands artistes de l’histoire de l’art et à la création contemporaine. Il proposera des expériences visuelles et sonores de haute qualité conçues sur-mesure. Grâce à la technologie CULTURESPACES DIGITAL®, des expositions numériques immersives seront projetées en haute définition avec un son spatialisé.

Grands comme cinq fois l’Atelier des Lumières ou deux fois les Carrières de Lumières (quatre bassins en eau de 12 mètres de haut, 100 mètres de long et 22 mètres de large), les Bassins de Lumières se présenteront comme l’une des plus grandes installations multimédia au monde.

« Les expositions numériques conçues sur-mesure épouseront l’architecture monumentale de la Base sous-marine et se refléteront dans l’eau des quatre immenses bassins ajoutant ainsi une nouvelle dimension à l’expérience immersive. La visite s’effectuera sur des passerelles au-dessus de l’eau et le long des quais des bassins ».

Tout au long de l’année, les Bassins de Lumières donneront rendez-vous aux amateurs d’art classique ou contemporain et plusieurs expositions seront présentées simultanément :
– une exposition numérique consacrée aux grands maîtres de l’histoire de l’art réalisée sous la direction artistique de Gianfranco Iannuzzi,
– des créations numériques d’artistes contemporains de l’Art immersif dans un espace dédié : « Le Cube ».

Site web du projet

(Source: CulturEspaces)

. Rénovation du quadrilatère Richelieu / BNF, Paris (fin du chantier de rénovation en 2020)

La rénovation du quadrilatère Richelieu, qui abrite aujourd’hui les collections spécialisées de la BnF (Arts du spectacle, Cartes et plans, Estampes et photographie, Manuscrits, Monnaies, médailles et antiques), se déroulera jusqu’en 2020. C’est un chantier majeur du ministère de la Culture pour les années à venir.

Le ministère de la Culture et de la Communication (MCC), maître d’ouvrage, assure 80 % du financement de l’opération. Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MENESR) est associé à hauteur de 20 %, au profit des bibliothèques partenaires qui cohabiteront avec la BnF.

Ce chantier de grande ampleur a débuté en 2009 sur le site Richelieu.

Plus qu’une simple rénovation, il vise à :

  • réhabiliter le bâtiment et les équipements,
  • rénover et étendre les services offerts aux publics,

La BnF continuera d’offrir un ensemble de salles de lecture spécialisées, où les chercheurs pourront consulter les documents originaux (manuscrits, estampes, cartes et plans, partitions, monnaies, objets).

Salle Labrouste
© Jean-Christophe Ballot/BnF

Pour donner un accès toujours plus grand à ses fonds uniques et précieux, la BnF poursuivra sa politique de numérisation des documents spécialisés, dont plus de 1 500 000 sont d’ores et déjà consultables sur la bibliothèque numérique Gallica.

Espace phare du nouveau quadrilatère, la salle Ovale sera une salle ouverte à tous et librement accessible. Lecteurs comme visiteurs pourront notamment profiter de dispositifs numériques innovants présentant la richesse et la diversité des collections conservées à Richelieu.

  • conforter le site comme pôle d’excellence scientifique et culturelle,
  • ouvrir plus largement Richelieu

Situé en plein cœur du 2e arrondissement, Richelieu sera à la réouverture complète du site le 26e passage parisien, et le premier construit depuis presque 100 ans. Deux nouvelles entrées, au 58 rue de Richelieu et au 5 rue Vivienne, ouvriront largement le site sur le quartier. Dès 2016, le public empruntera la nouvelle galerie de verre. A la réouverture complète du site, les visiteurs pourront admirer les architectures variées du lieu, tester des dispositifs numériques dernier cri, prendre un café dans le jardin Vivienne, profiter des expositions temporaires en galerie Mansart…

De haut en bas : salle Ovale, galerie Mazarine
© David-Paul Carr, Philippe Couette/BnF

En 2021, Richelieu offrira au public un espace muséal entièrement repensé présentant les trésors conservés dans les collections de la BnF. Cette sélection, renouvelée régulièrement, rassemblera œuvres célèbres (Manuscrits des Misérables, carnets de dessins de Degas), pièces rares (Grand Camée de France, trône de Dagobert) et documents emblématiques des collections (globe de Behaim…). Le nouveau musée occupera certains des plus beaux lieux du site : galerie Mazarine, salle des Colonnes, salle de Luynes.

Les grandes étapes : 2006-2021

. 2017-2020: Travaux de rénovation de la moitié du bâtiment située le long de la rue Vivienne. Tous les départements restent ouverts au public.

. 13-15 janvier 2017: Inauguration officielle de la zone rénovée

. 15 décembre 2016: Ouverture de la zone rénovée au 58 rue de Richelieu.(départements des Manuscrits, Arts du spectacle, Monnaies, médailles et antiques)

. 1er octobre-14 décembre 2016: Fermeture de toutes les salles de lecture du site Richelieu (salle Ovale, départements des Arts du spectacle, des Estampes et de la photographie, des Manuscrits, des Monnaies, médailles et antiques), du service de l’accueil et de l’accréditation

. Mai 2016: Ouverture de l’espace de consultation du département des Cartes et plans site François-Mitterrand, dans la salle de lecture R.

. Mars 2016: Fermeture de la salle de lecture du département des Cartes et plans.

. Juin 2011-mai 2016: Première phase de travaux dans la moitié du bâtiment située le long de la rue de Richelieu.

. Septembre 2010-avril 2011: Travaux préparatoires à la rénovation.

. 6 avril 2010: Fermeture de la moitié du quadrilatère situé le long de la rue de Richelieu.

. 2007-2010: Études architecturales.

. Juin 2007: Désignation de l’architecte chargé de la rénovation : Bruno Gaudin.

. Novembre 2006: Signature de la convention de mandat qui désigne l’EMOC (Établissement de Maîtrise d’Ouvrage des travaux Culturels) comme pilote du projet de rénovation au nom du ministère de la Culture et de la Communication (80% du financement) et du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (20% du financement).

Une première partie du site Richelieu est de nouveau ouverte aux lecteurs et aux visiteurs depuis le 15 décembre 2016.

Architecture : BnF/INHA/ENC – B.Gaudin, V. Brégal Architectes, Paris, 2016
Photographie : © Jean-Christophe Ballot/BnF/Oppic/Inha/Enc

Salles de lecture rénovées, lieu d’exposition : les différents espaces ouverts dès cette date constituent un parcours de découverte composé de

Ce parcours sera complet à l’issue des travaux prévus jusqu’en 2020.

(SOURCE: BNF)

  • Un musée dédié au PSG au parc des Princes (été 2020) 

Alors que le PSG fêtera son cinquantenaire en 2020, un musée va ouvrir au Parc des Princes au début de l’été de la même année, révèle le Parisien dans son édition du 19 avril 2019. Club le plus titré du football français, le PSG va donc enfin disposer de son musée, à l’image des clubs de Saint-Etienne, Nice ou Lyon.

Le ticket d’entrée donnera accès à deux lieux différents : l’un au Parc des Princes, dans le hall de l’entrée principale situé juste après le célèbre tapis rouge emprunté naguère par les joueurs.

. La première exposition -classique- proposera de découvrir les trophées, des photos, des vidéos et bien sur maillots. La collection balaiera l’histoire du club, de la naissance aux premiers trophées sous l’ère Borelli, en passant par le titre européen de 1996 et l’arrivée du Qatar, en 2011.

. Il faudra traverser la rue pour accéder au deuxième espace de la visite, au stade Jean-Bouin, à l’étage de la boutique du PSG. Dans ce vaste espace, le visiteur pourra vivre une immersion totale inspirée de l’Atelier des Lumières, le centre d’art numérique parisien (XIe). Entre réalité virtuelle et activités ludiques, il pourra vivre une « expérience originale et marquante », annonce le club.

Le succès de l’escape game lancé en 2018 au Parc des Princes a définitivement convaincu les dirigeants de (re) lancer le projet de musée.

Pour l’heure, l’objectif du musée du PSG est davantage « culturel » qu’économique. Mais il pourrait également devenir une source de profit non négligeable. Le musée du FC Barcelone, référence du genre, attire plus d’un million de visiteurs chaque année et rapporte près de 50 millions d’euros.

(Sources: Le Parisien, presse)

  • NarboVia raconte l’histoire romaine de Narbonne (ouverture à l’automne 2020)

Le musée NarboVia, anciennement MuRéNA, ou musée régional de la Narbonne antique, est un musée de Narbonne dont l’ouverture est prévue courant 2020.

Première colonie romaine créée en Gaule, ancienne capitale de la province de Gaule narbonnaise, Narbonne fut un foyer de la civilisation romaine dont le patrimoine antique fait figure de référence.

La décision de créer le musée a été prise par la région Languedoc-Roussillon en 2010 sous l’impulsion de Georges Frêche. Un choix confirmé par la nouvelle région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

Le futur musée a pour objectif de faire renaître la cité antique de Narbonne aux yeux de tous les publics. Il se veut aussi un outil pour renforcer l’identité du territoire et revaloriser son passé romain, tout en contribuant à son développement culturel et touristique et à celui de la grande Région Occitanie / Pyrénées Méditerranée.

« Le Musée Régional de la Narbonne Antique a l’ambition de faire revivre un passé prestigieux, en mettant en lumière des collections publiques exceptionnelles. La réussite de ce projet ambitieux est collective, car elle s’appuie sur une alliance entre plusieurs collectivités territoriales, l’Etat ainsi que de nombreux chercheurs et archéologues. » explique Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

La première pierre du bâtiment, signé de l’agence Foster + Partners, a été posée le 10 novembre 2015. L’inauguration du musée est prévue courant 2020.

Dans un jardin de 3 hectares

Le musée est implanté à l’entrée Est de Narbonne, à proximité du théâtre du Grand Narbonne, du stade de la ville et en bordure du canal de la Robine. Le musée est installé dans un espace de jardins d’environ 3 hectares.

Le bâtiment même du musée s’étend sur 97 m de long, 85 m de large et 8 m de haut, soit une surface de 8 000 m2 dont 2 700 m2 consacrés à l’exposition permanente et 500 m2 dédiés à l’exposition temporaire. Des espaces sont réservés aux travaux de recherche et de restauration des œuvres et des collections antiques.

Le budget total du projet est de 49,2 M€, porté par la région Occitanie, avec l’aide de l’Union européenne à hauteur de de 6 M€ et de l’État français qui apporte de 2 M€. Le terrain a été offert par la Ville de Narbonne dans le cadre d’un partenariat qui comprend également le dépôt des collections antiques de la ville au sein du musée, et la participation au chantier de leur restauration à hauteur de 280 000 euros.

5 collections réunies

Les collections du nouveau musée résulte de la réunion d’une partie des collections de cinq lieux, dont le musée archéologique, le fonds lapidaire alors conservé à Notre-Dame de Lamourguier et le dépôt archéologique d’État Sainte-Rose.

Les collections comprennent 15 000 pièces, dont 1 000 pierres funéraires réemployées à l’époque médiévale pour composer les murs d’enceinte de la Ville.

Une architecture et scénographie originale 

De plan carré, l’organisation intérieure du site, d’une grande simplicité, facilitera son fonctionnement et sa valorisation. Elle repose en grande partie sur l’élément central du musée : la galerie lapidaire.

Cette grande galerie, ouverte sur l’extérieur à ses deux extrémités, permet d’articuler les différents espaces du musée en le séparant en deux. D’un côté de la galerie seront rassemblés les espaces publics (hall d’accueil, exposition permanente et temporaire, boutique-restaurant, auditorium, ateliers pédagogiques), de l’autre se trouveront tous les espaces professionnels (bureaux, ateliers, réserves, locaux techniques) visibles en filigrane derrière le mur central et organisés autour de cours intérieures, procurant lumière et ventilation naturelle.

La frontière entre les deux espaces sera matérialisée par le « mur lapidaire », structure présentant de manière spectaculaire, éducative et interactive, les collections de fragments de monuments funéraires romains de la ville.

Innovant, ce mur sera doté d’un système automatique de stockage permettant aux visiteurs de manipuler eux-mêmes les blocs de pierre pour connaître l’histoire de chacun d’eux.

Quittant la galerie lapidaire, le visiteur se retrouvera au cœur des espaces d’exposition temporaire et permanente organisés autour d’un atrium, élément central du bâtiment. A la manière des «Domus» ou maison romaine, cet espace desservira plusieurs pièces rassemblant la remarquable collection de fresques récupérées des maisons du Clos de la Lombarde pendant près de 30 ans. Autour de cette «domus» seront également présentées les différentes facettes de la ville romaine, grâce notamment à la mise en œuvre de dispositifs multimédias innovants.

Une visite de Narbonne en réalité virtuelle

Le lundi 7 octobre 2019, lors d’une conférence durant laquelle la présidente de la Région Occitanie présentait le le futur musée NarboVia, le public a pu déambuler à travers le Capitole, le Clos de la Lombarde et le Forum de la Narbonne Romaine, grâce à la réalité virtuelle.

La société de production narbonnaise Passé Simple, a réalisé cette expérience. Elle avait déjà, en 1996, reconstitué pour la première fois Le Clos de la Lombarde en 3 dimensions. Pour cette nouvelle expérience, Passé Simple a choisi de collaborer avec Jean-Claude Golvin, spécialiste mondial de la restitution antique qui a notamment travaillé avec Ubisoft sur le célèbre jeu vidéo Assassin Creed.

« Il était temps d’utiliser les dernières technologies pour présenter enfin au public Narbonne, capitale antique, s’enthousiasme Marc Azéma, fondateur de Passé Simple. Nous avons choisi de reconstruire l’ensemble de la ville en nous appuyant sur les publications scientifiques ».

Le prototype de Virtua Narbo Martius permet de visiter deux sites principaux : le quartier du Clos de la Lombarde et le Capitole. Le visiteur peut se déplacer dans le jardin et l’atrium de la villa à portiques du Clos de la Lombarde, admirer les fresques murales découvertes par Raymond et Maryse Sabrié, les plus belles avec celles de Pompéi et Herculanum. Il peut  admirer les proportions vertigineuses du capitole, un des plus grands temples de l’Antiquité dont les vestiges ont été découverts sous le Collège Victor Hugo et qui ont fait l’objet de fouilles récentes. « Les Narbonnais peuvent enfin voir ce monument qui était deux fois plus grand que la Maison Carré de Nîmes ! ».

Modélisation 3D du Clos. (c) Passé Simple

Dans la version définitive, utilisable fin 2020 pour coïncider avec l’ouverture du Narbo Via, l’ensemble de la cité de Narbo Martius et de ses ports sera accessible par le visiteur – joueur. Le voyageur du passé pourra aussi croiser des habitants de la cité et interagir avec eux, comme dans un jeu vidéo.

Une nécropole antique découverte à deux pas du futur musée Narbo Via

Une nécropole antique est actuellement fouillée aux portes de Narbonne. Le chantier de 13 mois bénéficie d’un financement de 6 millions d’euros.

Site unique en Gaule, une nécropole antique de 2 000 m2 datant du Ie et IIe siècle de notre ère a été découverte à Narbonne. Ce sont près de 300 tombes qui ont été repérées sur le millier estimé. Ce trésor a été déterré par des fouilles préventives réalisées lors d’un chantier d’aménagement, à proximité immédiate du futur musée Narbo Via. A l’automne 2020, le Nouveau musée pourra exposer ce patrimoine antique.

Dossier de presse du nouveau musée

(Sources: région Occitanie, wikipedia, Passé Simple)

  • Musée des Tissus de Lyon (réouverture au début de 2021)

Après plusieurs mois de péripéties, en janvier 2019, la Région Auvergne-Rhône Alpes est devenue propriétaire du musée des tissus de Lyon.

Les travaux de rénovation du musée devraient débuter début 2020, pour une ouverture partielle dans les premiers mois de 2021.

Proche de la fermeture il y a quelques mois, le Musée des Tissus, dans le 2e arrondissement, se verra totalement rénové et modernisé sous la direction de la région.

Vue intérieure actuelle du musée des tissus de Lyon (c) MTMAD_-Pierre Verrier

50 millions d’euros seront investis notamment pour rafraichir les lieux, comme les deux hôtels particuliers. Un investissement important, compensé par un prix d’achat très faible. La CCI a cédé les lieux pour un euro symbolique.

L’appel à concours pour les architectes sera lancé courant 2019, pour une décision prise avant la fin de l’année 2019.

Avant sa fermeture au public, au mois d’octobre 2019, le musée accueillera une exposition de la fondation Yves Saint-Laurent.

« Cette exposition exceptionnelle permettra au musée de dire au revoir à ses visiteurs » annonce le président de la Région. « C’est un projet collectif, je dirais même un projet d’intérêt général. Ce musée va devenir un véritable lieu pédagogique pour les nouvelles générations ». 

Un comité de soutien au projet devrait accueillir les Lyonnais Stéphane Bern et Bernard Pivot.

En 2018, une campagne de financement participatif a été lancée par le Musée des Tissus et le Musée des Arts Décoratifs (MTMAD) sur la plateforme Dartagnans165 184€ ont été collectés, soit plus de 3 fois l’objectif initial de 50 000€. La campagne a été souscrite par 1 544 contributeurs originaires de 24 pays.

(Sources: Région Auvergne-Rhône Alpes, www.lyonmag.com/)

  • Le musée Art ludique revient en s’installant à la gare Saint Lazare (réouverture prévue au second semestre 2021) NOUVEAU

Contraint de fermer ses portes au printemps 2018, le musée Art ludique, anciennement installé à la Cité de la mode et de design (XIIIe), vient de trouver de nouveaux locaux. Il s’installera dans la Gare Saint Lazare, la 2e plus grosse gare d’Europe en termes de trafic, qui voit passer près de 100 millions de voyageurs par an.

Ouvert en 2013, ce musée a été créé par un couple de passionnés : Jean-Jacques et Diane Launier, précurseurs dès 2004 avec l’exposition sur Moebius-Miyazaki, puis en 2009 sur le film « L’Âge de glace », par le biais de leur galerie Artludik. Leur objectif : donner ses lettres de noblesse aux arts contemporains que sont la BD, l’animation et le jeu vidéo.

« C’est un courant artistique majeur qui irrigue toute la société. Art Ludique est le premier musée au monde consacré aux industries créatives. Abolissant les frontières entre jeu vidéo, film d’animation, bande dessinée, manga ou design de cinéma, l’Art Ludique met en valeur les œuvres des créateurs d’univers qui marquent notre imaginaire et influencent la culture de notre siècle. En exposant les œuvres issues des productions qui les passionnent, Art Ludique participe à transmettre à un large public l’attrait du dessin, de la peinture, des sculptures, traditionnels ou numériques », explique Jean-Jacques Launier.

Les premières expositions du musée sur les studios « Pixar » puis sur les super-héros de Marvel, ont rencontré leur succès et permis d’accueillir 400 000 visiteurs la première année. Mais la seconde année, pour de multiples raisons, la fréquentation a baissé de moitié avant une fermeture du lieu au printemps 2018.

En attendant de trouver un autre lieu à Paris, Art Ludique continue de faire voyager ses expositions dans le monde entier, de Londres à Séoul, de Tokyo à Melbourne, en passant par Los Angeles où l’exposition sur la trilogie des « Dragons » vient d’ouvrir.

En parallèle à ces itinérances, « nous nous sommes mis en recherche d’un autre lieu à Paris, un lieu susceptible d’accueillir un large public. Nous avons reçu un très bon accueil partout. Et puis nous avons rencontré les responsables de la SNCF qui nous ont proposé exactement ce que nous cherchions » raconte au Parisien Jean-Jacques Launier.

1 600 m2 derrière la grande horloge de la gare Saint Lazare

Le musée Art Ludique occupera donc un espace de 1 600 m2 au niveau 3 de la gare, derrière la grande horloge.

Avec ces locaux libérés par le déménagement de la direction nationale de la SNCF, le musée bénéficiera d’une entrée directe, donnant sur le parvis, et sera donc indépendant du trafic voyageur.

« C’est vraiment un musée qui, pour la première fois, s’installe dans une gare. Cela correspond à la dynamique et l’envie de la SNCF de faire entrer l’art, notamment par le biais expositions temporaires, dans nos stations. D’autant qu’il s’agit là d’un art tourné, comme nous, vers l’avenir. Nous sommes très fiers de permettre prochainement aux 100 millions de voyageurs aux horizons très divers, qui fréquentent chaque année la gare, de découvrir l’univers des industries créatives qui imprègnent aujourd’hui l’imaginaire de chacun », se réjouit Claude Solard, directeur général de SNCF gares et connexions.

Outre la vaste superficie qu’elle propose, la gare Saint-Lazare a également été choisie pour son histoire. Fondée en 1837 par l’architecte Eugène Flachat, « elle a notamment  été source d’inspiration pour Claude Monet qui lui dédia une série de douze toile », dont “La Gare Saint-Lazare”, exposée au musée d’Orsay.

Une collection permanente et des expos temporaires

A la différence de sa première implantation, le musée accueillera désormais avant tout une collection permanente.

« Il s’agira d’un parcours chronologique sur cet art qui commence dès le XIXe siècle avec Daumier puis se poursuit avec Grimault et Tezuka, jusqu’aux derniers jeux vidéo. Nous avons déjà une partie des pièces. Mais nous avons aussi créé une association qui regroupe de grands studios internationaux et qui ont accepté de nous faire des prêts. La collection sera donc permanente mais évolutive », détaille Jean-Jacques Launier.

Cet espace permanent sera complété par plus de 600 m2 devraient aussi être dédiés aux expositions temporaires. Et le musée évoque déjà des « discussions avec un grand studio d’animation français ».

« Nous allons avoir presque deux fois plus d’espace qu’auparavant. En ayant cette fois une collection permanente, nous allons pouvoir présenter de façon bien plus complète ce courant artistique contemporain » se réjouit le co-fondateur du musée.

Le nouvel lieu offrira également des ateliers pour les jeunes, notamment dans le domaine du jeu vidéo, mais aussi des rencontres avec les artistes, des masters class

(SOURCES: Art Ludique, SNCF, Le Parisien, cnews) 

. Musée des Collectionneurs, Angers (ouverture prévue en 2022)

À Angers, un nouveau quartier sur les rives de la Maine, juste en face du château devrait accueillir accueillir en 2022 un complexe immobilier comprenant un hôtel, des logements, des espaces de coworking et surtout un étonnant « Musée des collectionneurs ».

(Lire article du CLIC France: La Ville d’Angers ambitionne de créer le premier « musée des collectionneurs » dans le monde)

Ce centre d’art, à l’architecture futuriste, sera dévolu aux expositions de collections privées. Un concept unique dans le monde.

Présentation vidéo du musée des collectionneurs:

Présentation du projet par l’architecte:

Ce projet associant développement urbain et art est estimé à 88 millions d’euros.

Une première mondiale, destinée à être dupliquée

Conçu par l’architecte de renommée internationale Steven Holl, ce musée unique au monde sera dédié aux collectionneurs qui pourront exposer au grand public leurs œuvres inestimables accumulées pendant leur vie.

Vue intérieure du Musée des collectionneurs, à Angers.

Ce concept a été inventé par la Compagnie de Phalsbourg et pourrait se déployer à l’international dans le cadre d’un futur réseau mondial de musées des Collectionneurs.

Le quartier du musée des Collectionneurs est l’un des six lauréats du concours « Imagine Angers », dévoilés le 14 mars 2018 par la ville d’Angers. Ces six projets privés devraient permettre de « moderniser la ville sur autant de sites différents ».

Photos: © Steven Holl / Franklin Azzi Architecture – Paul Arene / XO3D pour la Compagnie de Phalsbourg

Ouverture prévue en 2022

Budget prévisionnel: 88 millions d’euros pour l’ensemble du projet

Porteur: Compagnie de Phalsbourg

(SOURCE: La Compagnie de Phalsbourg, Imagine Angers)

. Musée du FC Nantes (ouverture prévue en 2022)

Le Football Club de Nantes, né en 1943, souhaite aujourd’hui mettre en valeur son histoire au travers d’un musée qui sera inauguré au sein du futur stade de La Beaujoire en 2022.

En parallèle à la création de musée et de sa programmation, l’équipe met en place plusieurs actions afin de rendre accessible aux publics les collections du Club.

Dans la continuité de sa mise en ligne en juillet 2018 ( https://www.fcnantes.com/musee/), le site internet du musée a rendu accessible le 23 octobre 2018 les trophées modélisés en 3D, afin que les internautes puissent « manipuler virtuellement » ces objets, témoins matériels du palmarès du Club. Les trophées et cadeaux interclubs ont été modélisés par l’entreprise Cent Millions de Pixels et par MG Design qui a travaillé à partir du logiciel Sketchfab.

Une Coupe de France, le maillot jaune des années 80 et d’autres trophées. Photo: FC Nantes / Arnaud Duret

Le 10 mai 2019, un article de 20 Minutes Nantes estimait que « malgré l’abandon du projet de stade, le projet musée n’est pas du tout remis en cause, selon Philippe Laurent, chef du projet ».

Un comité de pilotage (composé d’anciens journalistes, de membres des archives départementale ou municipale etc.) travaille depuis 2015 sur ce projet.

« On a rassemblé, stocké et inventorié les collections depuis un an et demi ou deux ans. Plus de 2.000 photos, 15.000 coupures de presse, 700 à 800 vidéos sont actuellement répertoriées » annonce Philippe Laurent, qui a visité les musées de nombreux clubs européens (Saint-Etienne, Lyon, Juventus, Milan, Barcelone etc). « Notre objectif est de créer un équipement culturel à part entière, rattaché au club et intégré dans son territoire avec un parcours permanent [scénographie alternant ambiance immersive, participative et spectaculaire]. Mais aussi relater le passé tout en s’inscrivant dans le contemporain [expos temporaires, programmation culturelle etc.]. On veut un musée innovant. On travaille sur un mixte entre Saint-Etienne, qui est un vieux musée, et Lyon, plus moderne. »

Philippe Laurent estime qu’en 2022 ou 2023 au plus tard, ce lieu pourra ouvrir dans un endroit encore à déterminer.

(Source: Football Club de Nantes, 20 minutes Nantes)

. Musée lorrain, Nancy (réouverture prévue en 2023)

Le 2 avril 2018, à l’issue d’un « Dernier week-end avant travaux ! » qui a attiré plus de 15 000 visiteurs, le palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain a fermé ses portes au public pour entamer sa grande métamorphose.

© Agence Dubois & Associés (Ph. Ch. Dubois – F. Mazaud – E. Tardu Architectes Muséographes) / Olivier Defaye – Infographiste

Le projet de rénovation et d’extension du palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain est conduit par la Ville de Nancy, en partenariat avec l’État, la Région Grand Est et le Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle, en concertation avec la Métropole du Grand Nancy, et en lien avec la Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain.

Les grands axes du projet consistent à :

  • Valoriser l’exceptionnel ensemble patrimonial abritant le musée, dans une démarche respectueuse de l’environnement,
  • Poursuivre l’histoire architecturale du site en le dotant de nouveaux espaces de services, d’étude et de convivialité répondant aux besoins d’un grand musée du XXIe siècle,
  • Proposer cinq nouveaux parcours de visites simples, lisibles et interactifs,
  • Créer un espace muséal ouvert sur le quartier et la ville, accessible de tous côtés.

En 2013, le projet a donné lieu à un concours international d’architecture remporté par l’agence parisienne Dubois & Associés.

Après un premier avis favorable rendu par la Commission Nationale des Monuments Historiques, le 8 septembre 2014, le projet architectural a du faire l’objet d’adaptations visant à intégrer les demandes formulées par le Ministère de la Culture et de la Communication suite à des investigations complémentaires menées sur le mur de séparation du jardin du palais ducal et du jardin du palais du Gouvernement en 2015.

Le maître d’œuvre a ainsi proposé deux adaptations du projet initial, intégrant et valorisant le mur de séparation réalisé par l’ingénieur Balligand au milieu du XVIIIe siècle.

Entre juillet et septembre 2016, une consultation publique a été organisée par la Ville de Nancy, afin que chaque citoyen puisse donner son opinion sur ces deux propositions. C’est la variante A qui a recueilli le plus grand nombre d’avis favorables, valorisant le mur de séparation des deux jardins et conservant le bâtiment de l’ancienne écurie, également du XVIIIe siècle.

En octobre 2016, la Commission nationale des Monuments historiques a examiné la variante A du projet architectural de l’agence Dubois & Associés.

À hauteur de 43,6 millions d’euros, le projet de rénovation muséale, inscrit dans le contrat de plan État-région, est actuellement un des plus importants en province.

Réouverture prévue en 2023

Budget prévisionnel: 43.6 millions d’euros

Porteur: ville de Nancy

(SOURCE: musée Lorrain, La Croix)

Date de première publication: 10/03/2018

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