DOSSIER / Tour du monde 2018 de l’innovation dans les musées, monuments, centres de sciences et autres lieux de patrimoine (03/04/2018)

Ouverture du Museum of Selfies à LA, un premier directeur de l’éducation pour le Lucas Museum, une seconde installation Infinity Room au Broad Museum, lancement des travaux du musée de Goerges Lucas à LA, un premier musée d’Ecosse sur Google Art & Culture, une vente aux enchères pour financer le nouveau bâtiment du Studio Museum Harlem, un nouveau chef de la stratégie numérique au Musée royal de l’Ontario, l’investissement de Sotheby’s dans l’intelligence artificielle, le premier « conservateur en charge de l’expérience numérique » au Georgia O’Keeffe Museum, le Playable Museum Award lancé par le Museo Marini de Florence … dans ce dossier, le CLIC France dresse un panorama mondial de l’innovation dans les lieux de patrimoine artistique, historique et scientifique.

  • Ouverture du Museum of Selfies à Los Angeles le 1er avril 2018 (03/04/2018)

Non ce n’était pas un poisson d’avril. Le Museum of Selfies a officiellement ouvert ses portes le 1er avril 2018 à Los Angeles, en avance de plus de 6 mois sur son calendrier prévisionnel. (Voir l’article du CLIC France: En 2018, The Museum of Selfies de Los Angeles deviendra le premier musée au monde dédié à « l’art » du selfie). Musée provisoire (Pop Up), il n’est ouvert pour l’instant que pour 2 mois.

Dans une célébration des autoportraits à l’ère des médias sociaux, Tommy Honton et Tair Mamedov ont imaginé le musée des Selfies à Los Angeles, sous la forme d’une exposition interactive explorant l’histoire et le phénomène culturel du selfie. Et dans ce nouvel espace muséal, qui s’est autoproclamé musée, les selfies sont obligatoires. L’exposition commence par des miroirs, le plus fondamental et plus simple outil du selfie.

« Les selfies ont une histoire étonnamment riche, et remontent aussi loin que les gens ont fait de l’art », explique Tommy Honton« Rembrandt a fait des centaines d’autoportraits, Albrecht Durer cinq, Van Gogh dizaines, je veux dire qu’ils ont aussi fait leurs portraits, quelle est la différence?  Oui, la technique artistique et l’échelle sont une chose, mais en réalité, si les téléphones portables et les caméras avaient existé, tout le monde les aurait pris.« 

Les visiteurs peuvent explorer l’histoire de l’autoportrait de 40 000 ans et le «spectacle du selfie» à travers l’art, l’histoire, la technologie et la culture, tout en prenant des selfies dans une quinzaine d’installations interactives.

En se promenant dans le musée, les visiteurs peuvent ainsi poser avec Angel Wings de Colette Miller et une œuvre de Darel Carey, qui crée des pièces multidimensionnelles à l’aide de ruban plastique. Le Museum of Selfies expose également des oeuvres du brésilien Rob Vital, de l’allemand Joseph Nowak, de l’Italien Michele Durazzi, de Klimt et une copie des recommandations du gouvernement russe pour prendre un selfie en toute sécurité, issue à la suite de plusieurs accidents et jusqu’à 12 morts par selfie dans le pays.

Reportage vidéo de CBS Los Angeles:


Le slogan controversé de David Slater, Monkey Selfie, est également l’une des « pièce ». Il a été impliqué dans une bataille juridique pour savoir qui a le droit d’auteur sur les photos prises par des singes avec sa caméra. Dans un autre espace, le visiteur peut croiser trois statues ressemblent à « David » de Michel-Ange – peint en bleu avec un téléphone portable rose -, une Mona Lisa revisitée et un trône de Game of Thrones créé à l’aide de bâtons de selfie. La célèbre chambre de Van Gogh a même été reconstituée.

Le Musée des Selfies sera ouvert à Glendale, une banlieue de Los Angeles jusqu’au 30 mai 2018. Ses fondateurs sont ouverts à son maintien à LA et à son itinérance à travers les États-Unis, voire dans le monde. Le ticket d’entrée est de 25 $ US (20.3 euros).

Un autre musée de selfie (www.facebook.com/artinisland/) a ouvert aux Philippines en 2015, et est toujours en activité. (Lire l’article du CLIC France: A Manille, le nouveau musée des selfies incite les visiteurs aux autoportraits interactifs).

(Museum of Selfies, CBS, abcnews.go.com)

  • Le musée de Georges Lucas recrute un directeur de l’éducation (19/03/2018)

4 jours après le démarrage de ses travaux, le Le Musée Lucas d’art narratif a annoncé le recrutement d’Elizabeth Escamilla comme premier directeur de l’éducation. C’est également l’un de ses premiers recrutements de chef de département.

« Nous sommes ravis d’accueillir Elizabeth pendant cette période charnière dans le développement de notre musée », a déclaré le président du musée Don Bacigalupi. « Elle dirigera la création de programmes éducatifs solides sur la narration visuelle pour tous les publics – des enfants aux chercheurs ».

(c) medium

En tant que membre de l’équipe de direction du Musée, Escamilla sera responsable de la conception, du développement et de la mise en œuvre d’un large éventail de programmes et d’offres éducatifs diversifiés et innovants. Elle supervisera les programmes (à la fois avant l’ouverture du musée et après) et servira tous les publics, y compris les élèves de la maternelle à la 12e année, les éducateurs, les universitaires, les familles et les adultes. De plus, elle va constituer l’équipe de médiateurs et éducateurs pour le futur musée.

Avant son arrivée au Lucas Museum, Elizabeth Escamilla occupait le poste de directrice de l’éducation au J. Paul Getty Museum, et est considérée comme une des principales expertes américaines et mondiales dans le domaine de l’éducation muséale. Au cours de ses 22 années de carrière au Getty, elle a développé un large éventail de programmes et services d’éducation. Pendant son mandat, le Getty Museum s’est imposé comme un des musées américains les plus accueillants pour les publics scolaires, avec plus de 130 000 élèves par an. Le Getty accueille également chaque année plus de 500 000 visiteurs dans ses espaces éducatifs. Elizabeth Escamilla a également lancé un programme novateur pour aider les adultes à apprendre l’anglais à travers les arts visuels et plusieurs programmes de formation professionnelle pour les enseignants sur l’éducation artistique. En plus de soutenir le développement d’espaces interactifs pour les familles sur le site du Getty Center et Getty Villa, Elizabeth Escamilla a apporté son expertise en valorisant l’éducation aux arts sur le site web du Getty, élargissant ainsi les ressources en ligne de getty.edu à plus de 250. Dans le but de diversifier l’audience du Getty et de ses ressources en ligne, elle a établi des coopérations avec la Khan Academy et Teaching Channel. Ce dernier partenariat a ainsi permis le lancement de 19 vidéos d’initiation à l’art mettant en vedette des enseignants locaux et leurs leçons créées à partir de la collection Getty.

Cette nomination, qui intervient 4 ans avant l’ouverture du musée, prouve l’accent que le Lucas Museum of Narrative Art compte mettre sur ses activités éducatives.

(Source: artdaily)

  • Le Broad Museum de Los Angeles a acquis une seconde installation Infinity Room de Yayoi Kusama (16/03/2018)

Le 16 mars 2018, le Broad Museum de Los Angeles a révélé avoir acquis une seconde installation Infinity Room de l’artiste Yayoi Kusama.

« Longing for eternity », Yayoi Kusama, 2017 (c) theartstack.com

La seconde installation, intitulée Longing for Eternity (2017), a été présentée en 2017 à la galerie David Zwirner à New York. L’œuvre est exposée à partir du samedi 17 mars 2018, au Broad, qui avait accueilli l’an dernier une rétrospective sur l’artiste japonaise.

La première salle Infinity Mirror de The Broad, The Souls of Millions of Light Years Away (2013), est l’une des principales  « attractions » du musée d’art contemporain de Los Angeles. Les amateurs d’art et d’expériences innovantes acceptent de faire la queue pendant de longues minutes pour passer 45 secondes à l’intérieur de l’espace aux miroirs. Les visiteurs du musée pourront également passer 45 secondes dans le nouvel espace.

Présentation vidéo de l’installation Infinite Room du Broad:

Signalons le sens du service du musée qui envoie un texto à chaque visiteur inscrit pour l’immersion quelques minutes avant sa visite programmée de l’Infinity Mirror Room. une manière également d’inciter les candidats à l’expérience à explorer les autres salles du musée.

Interview de l’artiste sur le site web du Broad

MARK BRADFORD “Helter-Skelter-I” 2007

The Broad a également annoncé avoir acquis deux œuvres de Mark Bradford, Helter Skelter I (2007), pour 12 millions de dollars chez Phillips, et  heard you got arrested today (2018).

Sources: Broad, artnews.com

  • Le cinéaste George Lucas lance le chantier de son futur musée narratif de Los Angeles (15/03/2018)

Le mercredi 14 mars 2018, George Lucas, le réalisateur de « Star Wars », a lancé le chantier de son futur musée de l’art narratif, dont le budget est estimé à 1 milliard de dollars, et a affirmé que ce musée engloberait tous les types d’art. (Lire l’article du CLIC France: George Lucas implantera son musée de l’Art narratif à Los Angeles)

© Lucas Museum of Narrative Art

Le musée, situé au sud de Los Angeles, près de l’Université de Californie du Sud, dans laquelle Georges Lucas a étudié le cinéma, présentera une partie de la collection de peintures, d’illustrations et d’art numérique du réalisateur de Star Wars, la franchise créée en 1977.

Le musée Lucas d’art narratif, autofinancé, sera une entreprise à but non lucratif dont la construction nécessitera environ quatre ans. Son ouverture est prévue en 2021.

Le musée mettra notamment en valeur l’art traditionnel et populaire, y compris l’animation, l’art numérique et la bande dessinée.

D’une surface de 28 000 m², dans un bâtiment conçu par Ma Yansong de MAD Architects, le nouveau musée comprendra des galeries de collection et des espaces d’exposition présentant des œuvres d’art originales et des expériences numériques, tandis que deux théâtres ultramodernes accueilleront des projections quotidiennes de films. L’éducation est également un objectif majeur du musée, qui offrira des salles de classe pratiques et numériques ainsi qu’une bibliothèque de recherche.

« Je crois en toutes sortes d’art. Et je crois que toutes les sortes d’art ont le droit d’exister. Je pense qu’il est important d’avoir un musée qui soutient tous les arts orphelins que personne d’autre ne veut voir, mais tout le monde aime. Et cela est vraiment mon rêve. L’art populaire est un aperçu de la société et de ce à quoi les hommes aspirent, ce qu’ils veulent vraiment, ce qu’ils sont vraiment, parce qu’ils racontent leur histoire, et leur système de croyance » a déclaré Georges Lucas lors de la cérémonie de lancement des travaux.

La collection présentée inclura des objets de la collection personnelle d’art de Georges Lucas, et notamment des peintures et des souvenirs de films. Selon le magazine Variety, on y trouvera notamment le premier sabre laser de Luke Skywalker, le casque de Dark Vador, mais également des objets issus des tournages de « Casablanca », « Les Dix Commandements » et « Le Magicien d’Oz ».

Lucas avait vendu sa franchise « Star Wars » à Walt Disney Co. en 2012 pour 4 milliards de dollars.

Sources: Lucas Museum, Variety, Reuters

  • Un premier musée d’Ecosse sur Google Art & Culture (14/03/2018)

Depuis le 14 mars 2018, le Musée national d’Écosse est le premier musée ou galerie en Ecosse qui peut se visiter virtuellement sur la plateforme Google Arts et Culture.

Les utilisateurs peuvent explorer des expositions et des salles, et ainsi découvrir plus de 1 000 oeuvres de la collection du musée d’Edimbourg.

Rob Cawston, responsable des médias numériques à National Museums Scotland, a déclaré: « Nous cherchons constamment à rendre nos collections plus accessibles et à les ouvrir à de nouveaux publics. La technologie numérique nous offre des opportunités inégalées pour ce faire, et notre partenariat avec Google Arts & Culture offre aux gens du monde entier une nouvelle façon d’explorer le musée et de découvrir ses collections de classe mondiale. »

Vidéo de présentation de la visite virtuelle du musée sur Google Art& Culture:

Suhair Khan de Google Arts and Culture a déclaré: « Nous sommes ravis de faire connaître les collections des National Museums Scotland à un public mondial. La plate-forme Google Arts et Culture présente aujourd’hui les collections de ce musée incroyablement important et son bâtiment, ainsi que l’imagerie de résolution de gigapixels de chefs-d’œuvre – qui peuvent tous être vécus par les visiteurs du monde entier ».

Making of des captations street view dans le musée

Visite virtuelle du Musée national d’Écosse

Sources: National Museum of Scotland, Google Art & Culture

  • Des artistes vendent des oeuvres aux enchères pour financer le nouveau bâtiment du musée Harlem de NY (12/03/2018)

Des artistes de renommée mondiale ont fait don d’œuvres qui seront mises à prix lors d’une vente aux enchères chez Sotheby’s en mai 2018, afin de récolter des fonds pour la construction du nouveau bâtiment du Studio Museum of Harlem. Selon le New York Times, des artistes tels que Glenn Ligon, Rashid Johnson et Julie Mehretu ont contribué par leurs oeuvres.

Le Studio Museum d’Harlem a été fondé en 1968 par un groupe diversifié d’artistes, d’activistes communautaires et de philanthropes qui envisageaient un nouveau type de musée qui non seulement affiche des œuvres d’art mais soutient également les artistes et l’éducation artistique. Le musée était à l’origine situé dans un loft loué au 2033 Fifth Avenue, juste au nord de la 125e rue. En 1979, la Banque d’épargne de New York a donné au Musée un bâtiment situé au 144 West 125th Street. Au cours des deux décennies suivantes, le Musée, en partenariat avec la Ville, a procédé à d’autres rénovations du bâtiment et du lot, et a ajouté l’espace additionnel de galerie et d’entrée, un théâtre et un espace extérieur flexible. Le musée a été accrédité par l’American Alliance of Museums (AAM) en 1987, quand il est devenu le premier établissement noir ou latino à obtenir cette reconnaissance.

Façade du nouveau bâtiment (c) ADJAYE ASSOCIÉS.

Le musée du Studio à Harlem est internationalement connu pour « son rôle de catalyseur dans la promotion des œuvres d’artistes d’origine africaine. Le programme de l’artiste en résidence a été l’une des initiatives fondatrices du Musée et donne au Musée le «Studio» en son nom. Le programme a soutenu plus d’une centaine d’artistes émergents d’ascendance africaine ou latino-américaine, dont beaucoup ont réalisés des carrières reconnues »La collection permanente du Musée comprend plus de deux mille peintures, sculptures, aquarelles, dessins, pastels, estampes, photographies, œuvres mixtes et installations datant du XIXe siècle à nos jours. Le musée est également le gardien d’une vaste archive du travail du photographe James VanDerZee, le chroniqueur par excellence de la communauté de Harlem de 1906 à 1983. Le musée n’a pas d’exposition permanente de sa collection, mais présente fréquemment des sélections temporaires dans le cadre d’expositions.

Vue extérieure du nouveau bâtiment (c) ADJAYE ASSOCIÉS.

Le Studio Museum à Harlem se prépare à construire un nouveau bâtiment sur la 125ème rue ouest de Manhattan, conçu par l’architecte David Adjaye. Réalisé en tant qu’initiative public-privé avec le soutien de la ville de New York, le projet de cinq étages sur près de 8 000m² offrira des installations adaptées et agrandies, une expérience enrichie pour les visiteurs et une forte présence architecturale. Le nouveau bâtiment permettra au Studio Museum de « mieux servir ses auditoires grandissants et variés, d’offrir des possibilités éducatives supplémentaires aux visiteurs du musée, un plus grand nombre d’expositions d’art par des artistes d’origine africaine ou influencés et inspirés par la culture noire, et de mieux afficher sa collection singulière d’œuvres d’art du 19ème siècle à nos jours ».

Le Studio Museum cherche à collecter 175 millions de dollars pour financer son nouveau bâtiment ainsi qu’un fonds de dotation et de réserve. La ville de New York a déjà contribué au projet à hauteur de plus de 53 millions de dollars et prévoit un engagement supplémentaire de 9 millions de dollars au cours des deux prochaines années.

Lien vers l’article sur le site web de Sotheby’s

Sources: Harlem Studio Museum, New York Times, Sotheby’s
  • Le Musée royal de l’Ontario (ROM) recrute un nouveau chef de la stratégie numérique (09/03/2018)

Le 9 mars 2018, le Musée royal de l’Ontario (ROM) a annoncé l’arrivée d’un nouveau chef de la direction numérique (Chief Digital Officer). Shyam Oberoi sera responsable de la définition et de la conduite de la stratégie numérique et technologique du musée de Toronto. Shyam Oberia a précédemment occupé le poste de directeur de la technologie et des médias numériques au Dallas Museum of Art. Il a également travaillé au Metropolitan Museum of Modern Art de New York.

Au Musée de Dallas, Shyam Oberoi a supervisé un projet de 9 millions de dollars US pour numériser l’ensemble de la collection du musée.

« Je suis ravi de rejoindre l’équipe du ROM et d’avoir l’opportunité d’utiliser la technologie de manière innovante pour améliorer l’expérience du public et contribuer à la présence croissante du ROM en tant qu’institution culturelle mondiale construite pour le XXIe  siècle » annonce Shyam Oberia, dans un communiqué de presse du ROM du 8 mars 2018.

Source: Musée royal de l’Ontario

  • Le Georgia O’Keeffe Museum (Santa Fe) recrute son premier « conservateur (en charge) de l’expérience numérique » (30/01/2018)

Afin de « construire de nouvelles voies dans les secteurs de la culture et de la technologie », le Musée Georgia O’Keeffe a fait appel à Elizabeth Neely, spécialiste du contenu et des technologies de l’information, en tant que première « conservateur (en charge) des expériences numériques » (curator for digital experience). A ce titre, Elizabeth Neely supervisera « le développement de l’infrastructure numérique du Musée et l’engagement du public à travers les plateformes médiatiques ».

« L’expansion de nos capacités numériques offrira de nombreuses occasions créatives de communiquer avec le public » a déclaré Robert A. Kret, directeur du Georgia O’Keeffe Museum« Notre collection rassemble des centaines de documents clés sur l’histoire, la vie et le travail de O’Keeffe. Il existe de plus en plus de possibilités de découverte individuelle, au-delà des limites physiques du Musée. Notre tâche est de créer des chemins numériques pour explorer ces histoires, et c’est pourquoi le rôle du nouveau conservateur des expériences numériques sera critique. Les compétences et la vision de Liz en tant que moteur de contenu sont un atout considérable pour l’avenir du O’Keeffe. »

Elizabeth Neely est titulaire d’un MBA de la Kellogg School of Management de la Northwestern University et possède un double baccalauréat en espagnol et en histoire du Mundelein College. Elizabeth Neely a récemment travaillé comme directrice principale du contenu à l’American Alliance of Museums à Washington, DC, où elle a dirigé la stratégie de contenu numérique et les innovations de l’organisation. Elle a également été professeure adjointe à l’Université John Hopkins, où elle a enseigné sur le thème des musées à l’ère numérique. De plus, Elizabeth Neely a occupé des postes de conservateur au Harwood Museum of Art de l’Université du Nouveau-Mexique et à l’Art Institute de Chicago.

La création d’un poste de « conservateur de l’expérience numérique » n’est qu’une des initiatives technologiques récentes du Musée. Au cours des derniers mois, le Musée a reçu des subventions importantes pour développer une infrastructure d’archivage numérique; un projet virtuel pour enregistrer les nouveaux panoramas mexicains présentés dans le travail d’O’Keeffe; et une collaboration en matière de conservation et d’ingénierie de l’imagerie 3D.

Les responsables du musée ont l’intention de recruter prochainement un analyste de données pour fusionner les analyses commerciales et les tendances sur les publics, aidant ainsi le Musée à mieux répondre aux besoins des visiteurs.

« Aller plus loin dans le paysage numérique change le musée O’Keeffe en tant qu’institution et étendra notre portée à de nouveaux publics. Ensemble, nous allons créer de nouvelles expériences avec des niveaux plus profonds à explorer », explique Robert A. Kret« C’est un moment passionnant pour nous. L’arrivée de Liz Neely est tout à fait conforme à l’orientation que nous prenons. Le Musée est fidèle à la vision d’O’Keeffe, de créer de nouvelles façons d’explorer ce qui est possible. »

Page linkedin d’Elisabeth Neely

Source: Goergia O’Keeffe museum

  • Sotheby’s acquiert la société d’intelligence artificielle ‘Thread Genius’ (27/01/2018)

Le 27/01/2018, Sotheby’s a annoncé l’acquisition de Thread Genius, une start-up spécialisée dans les technologies de reconnaissance et de recommandation d’images basées sur le goût. L’objectif de la maison d’enchères est d’enrichir son expertise dans la collecte et l’analyse des données.

Thread Genius a été fondé par deux ingénieurs en logiciels et apprentissage automatique, venus de Spotify – Andrew Shum et Ahmad Qamar – qui ont rejoint Sotheby’s. L’acquisition de Thread Genius s’inscrit dans le cadre de la stratégie lancée par Sotheby’s pour développer son expertise sur les données et la technologie afin de stimuler l’innovation et d’améliorer à la fois les processus internes et le service et l’expérience des clients. Andrew Shum et Ahmad Qamar, ont rejoint Richard Vibert, un data scientist récemment nommé Head of Data & Analytics Strategy. Ils relèvent de Jennifer Deason, vice-présidente exécutive, responsable de la stratégie et du développement de Sotheby’s.

Vidéo de démonstration de Thread Genius:

Thread Genius from Noah Wunsch on Vimeo.

« Historiquement, les transactions se combinaient en faisant correspondre un objet avec la préférence d’un individu à un certain niveau de prix, et Sotheby’s conserve des données dans ces trois domaines », a expliqué Tad Smith, PDG de Sotheby’s« En utilisant une technologie de pointe, nous pouvons offrir de meilleures perspectives et faire correspondre ces trois éléments plus rapidement, en fournissant à notre équipe de meilleurs outils et à nos clients une meilleure expérience. Nous nous engageons à attirer et retenir les talents dans tous les aspects de ce que nous faisons et sommes ravis d’accueillir Richard, Ahmad et Andrew chez Sotheby’s ».

Jennifer Deason, directrice de la stratégie et du développement corporatif de Sotheby’s, poursuit: «L’acquisition de Thread Genius et l’ajout de Richard, Ahmad et Andrew à l’équipe de Sotheby’s font avancer plusieurs initiatives liées à la collecte stratégique et à l’utilisation des données pour améliorer les processus internes et fournir une gamme plus large de services aux clients. Nous avons uni toutes nos activités liées aux données sous un même toit, ce qui accélérera l’innovation et apportera des avantages à notre équipe interne et à nos clients ».

L’acquisition de Thread Genius complète celle de Mei Moses Art Indices par Sotheby’s en 2016. Maintenant connue sous le nom de Sotheby’s Mei Moses, cette base de données de près de 50 000 ventes aux enchères dans huit catégories de collection fournit également les bases d’un projet de catalogue d’objets en cours de développement.

« Ces efforts permettront à Sotheby’s d’être plus agile en reliant les acheteurs et les vendeurs, augmentant le volume d’opportunités pour les collectionneurs à tous les niveaux de prix » explique la société.

Andrew Shum et Ahmad Qamar étaient les co-fondateurs, PDG et CTO de Thread Genius, respectivement. Thread Genius a été fondée en 2015 et se spécialise dans la fourniture aux entreprises de commerce électronique d’intelligence artificielle qui comprend le goût basé sur la reconnaissance visuelle. Avant d’établir Thread Genius, les co-fondateurs ont travaillé chez Spotify en tant qu’ingénieurs.

Richard Vibert a rejoint Sotheby’s après avoir travaillé dans la société de capital-risque de Hong Kong, Arbor Ventures, où il était un associé spécialisé dans les investissements dans le big data, l’apprentissage automatique et la blockchain.

Jennifer Deason a été nommée vice-présidente exécutive, responsable de la stratégie et du développement corporatif en août 2016. Avant de rejoindre Sotheby’s, elle a passé huit ans chez Bain Capital en tant que vice-présidente exécutive, où elle s’est concentrée sur les médias, le consommateur et le numérique. Elle a siégé à plusieurs conseils d’administration et a assumé des rôles opérationnels, y compris le chef des finances de Weather Channel. Avant de rejoindre Bain, Deason était consultante chez McKinsey & Company et directrice du marketing et du développement d’eBay, après avoir obtenu son BA de l’Université de Yale et son MBA de l’Université de Stanford.

Source: Sotheby’s

  • Le Museo Marini de Florence lance un appel pour des outils muséaux innovants (24/01/2018)

Inspiré par la popularité croissante des villes intelligentes, le Museo Marino Marini de Florence a lancé un appel à projets pour les créatifs de tous types pour imaginer un musée intelligent. Lancé le 24 janvier 2018, le Playable Museum Award recherche des « contributions innovantes pour la conception d’initiatives pionnières qui réinventent le musée du futur, visant à créer un centre d’innovation technologique, social et culturel qui encourage la participation et l’implication active et spontanée des visiteurs ».

« Le Playable Museum Award », déclare Patrizia Asproni, présidente du Museo Marini, « est un défi et vient du besoin de plus en plus évident de changer notre façon de penser les musées, notamment pour attirer et impliquer les jeunes générations. »

Les organisateurs recherchent des idées qui peuvent « ébranler le lien entre les personnes, les objets et le musée, en apportant l’innovation, la réflexion originale et les moyens de connecter les visiteurs et le musée aux espaces d’exposition de Marini ».

Vidéo de présentation du Playable Museum Award:

Fabio Viola, concepteur d’expériences de gamification et jury du concours, estime que le projet « est un premier pas pour transformer le Museo Marini en un lieu d’action et d’interaction, où l’on peut non seulement consommer mais aussi produire la culture. »

Le Playable Museum Award est ouvert à tous, italiens et internationaux, jeunes et moins jeunes, avec un œil créatif: artistes, designers, architectes, fabricants, développeurs, concepteurs de jeux vidéo, musiciens, écrivains, graphistes, gestionnaires culturels, conteurs, urbanistes, physiciens, mathématiciens, biologistes, chimistes, etc.

Le gagnant recevra une bourse de 10 000 euros et bénéficiera du soutien et de l’encadrement du jury composé d’experts internationaux tout au long du développement du projet.

Le créateur du projet « conserve la propriété intellectuelle de tous les projets soumis. Mais le Marino Marini se réserve le droit d’accueillir le projet lauréat pour sa première mise en œuvre publique ».

Toute personne intéressée à soumettre une proposition peut consulter le site web du Museo Marino Marini pour plus d’informations. La date limite pour les demandes est fixée au 31 mars 2018.

Source: Museo Marino Marini

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