DOSSIER / Tour de France des expositions et de leurs dispositifs innovants en 2018 (09/04/2018)

Une affiche en réalité augmentée pour le festival Do Disturb du Palais de Tokyo, un week-end sur France Culture consacré aux artistes et robots, un documentaire inédit consacré à l’art des pays baltes, un parcours sonore pour l’exposition rock au Château des ducs de Bretagne, une exposition digitale dans une ancienne base nazie, deux documentaires inédits sur Delacroix, un documentaire sur Kupka, un parcours olfactif au musée Cernuschi, une expérience de réalité virtuelle au musée des arts décoratifs de Bordeaux, des bijoux très numériques à la Monnaie de Paris, une installation Screencatcher à Clermont-Ferrand … Dans ce dossier, le CLIC France vous propose un tour de France des expositions et de leurs dispositifs numériques en 2018. 

N’hésitez pas à nous faire part de vos propres innovations à redaction@club-innovation-culture.fr.

  • Festival « Do Disturb »- Palais de Tokyo (9 avril au 11 avril 2018)

Du 9 au 11 avril 2018 a lieu la 4ème édition du festival Do Disturb au Palais de Tokyo, mêlant performances, danse, théâtre et musique. Près de 70 artistes de tous les horizons sont invités à participer cet événement.

A cette occasion, le Palais de Tokyo a réalisé un affichage sauvage dans les rues de Paris. Ces affiches ont été développées pour être « lues » en réalité augmentée. Il s’agit du « premier projet d’affichage en réalité augmentée dans le champ des institutions parisiennes ».

Il suffit de télécharger l’application SnapPress et de scanner l’affiche pour voir le résultat obtenu.

(Source: Palais de Tokyo)

  • Exposition « Ames sauvages – Le symbolisme dans les pays baltes » au Musée d’Orsay (10/04/2018-15/07/2018)

A l’occasion de l’exposition « Ames sauvages – Le symbolisme dans les pays baltes » au Musée d’Orsay, Arte a coproduit et diffuse le 22 avril 2018 un documentaire inédit consacré à l’art des pays baltes.

Réalisé par Stéphane Ghez, il analyse le rôle qu’ont joué les artistes baltes dans l’émancipation politique des peuples estoniens, letons et lituaniens.

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie obtiennent leur indépendance à la fin de la Seconde guerre mondiale. Le film revient sur les oeuvres qui ont contribué à faire naître le sentiment national des peuples de ces trois pays.

Entre archives rares et témoignages d’experts comme Rodolphe Rapetti, commissaire général de l’exposition, le documentaire plonge le spectateur dans l’univers des peintres, musiciens et poètes baltes qui ont contribué à l’émancipation de leur pays. Des paysages inspirés des oeuvres des peintres Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, Janis Rozentāls, Vilhelms Purvītis ou encore Konrad Mägi transportent le spectateur au bord de la mer baltique, soulignant le rapport étroit qu’entretiennent ces peuples avec la nature. Dans la bande son, le Chœur Philarmonique Estonien interprète des oeuvres des plus talentueux compositeurs baltes.

(Source: Arte)

  • Exposition « Artistes et robots » au Grand Palais (05/04/2018-09/07/2018)

Du 5 avril au 9 juillet 2018, l’exposition « Artistes et Robots » s’installe au Grand Palais et offre la possibilité au public de tester des œuvres créées par des artistes à l’aide de robots et autres algorithmes digitaux de plus en plus intelligents. A cette occasion, la RMN-GP déploie une série d’expériences innovantes. (Lire l’article du CLIC France: Avec l’exposition « Artistes et Robots », la RMN-GP associe art et intelligence artificielle au Grand Palais)

Une application mobile dédiée à l’exposition est également proposée. En plus des informations sur l’exposition, cette application mobile offre des contenus vidéos pour en savoir plus sur les artistes exposés et leurs oeuvres.

L’application gratuite contient : 

. une présentation de l’exposition salle par salle, informations pratiques, programmation culturelle.

. les audioguides en achat in-apps à 2,29€ par parcours :
– pour adulte en français de 29 œuvres expliquées et illustrées
– pour adulte en anglais de  29 œuvres expliquées et illustrées
– pour enfant en français de 18 œuvres expliquées et illustrées

. un parcours « Artistes et oeuvres «  : tous les artistes et leur travail expliqué et représenté.

. un parcours « Œuvres en mouvement » : découvrez les œuvres de vingt-quatre artistes en vidéos en scannant les images du catalogue de l’exposition ou en les sélectionnant dans la liste proposée.

Un week-end spécial sur France Culture

Le 7 et 8 avril 2018, France Culture propose un weekend sur le thème des robots et de l’intelligence artificielle. De quoi mettre dans l’ambiance de l’exposition du Grand Palais !

Découvrez le programme sur le site de la RMN-GP

(Source: RMN-GP)

  • Exposition « Rock ! Une histoire nantaise » au Château des ducs de Bretagne (24/02/2018-10/11/2018)

L’exposition « Rock ! Une histoire nantaise », au Château des ducs de Bretagne, retrace l’histoire de la scène musicale nantaise sur six décennies.

Tri Yann, Elmer Food Beat, Philippe Katerine ou encore Christine and the Queens, pour ne citer qu’eux, seront au coeur de cette exposition, témoignant de la richesse et de la qualité de la scène musicale nantaise.

L’exposition s’organise en neuf grandes sections chrono-thématiques, des années 60 jusqu’à aujourd’hui.

L’agence Opixido a réalisé deux bornes multimédias qui donnent accès à plus de 120 morceaux, grâce à un système auditif original de gobelets de festival.

Le visiteur est également plongé dans l’histoire du groupe, du chanteur ou du titre  grâce à la pochette d’album, accompagnée d’un texte explicatif.

(Source: Musée d’Histoire de Nantes)

 

Du 28 mars 2018 au 7 janvier 2019, le Musée de l’Homme nous présente Néandertal. Trop souvent perçus comme un être bestial et primaire, il est pourtant considéré à présent comme un être humain à part entière, d’autant que ce cousin nous a laissé 1 à 4% de son patrimoine génétique. Qui était-il ? Où vivait-il ? Pourquoi a-t-il disparu ? Le Musée de l’Homme tente de répondre à ces questions avec l’aide de nombreuses pièces exceptionnelles, notamment  la célèbre calotte crânienne de Neander, celle qui fut découverte en 1856 dans la vallée de Neander, à l’est de Düsseldorf (Allemagne) et qui marqua le début des débats sur la possible existence passée d’un autre homo.

crédits :  MNHN/ JC Domenech

Pour accompagner et illustrer le discours scientifique le numérique apporte un supplément de médiation :

  • Des animaux et des hommes par tous les temps, animation de la Méduse, 4 minutes, Réalisation Edoard Cecchin

Ce diorama est composé d’espèces naturalisées et d’un décor animé qui montre un même paysage dans les différents types de climat qu’a traversé Néandertal. L’image est projetée sur un écran courbe et imprimé pour une meilleure intégration de la vidéo.

crédits :  MNHN/ JC Domenech

  • Trois bonnes raisons d’être cannibale, animation de La Méduse, 3 min, réalisation Edoardo Cecchin

Une brillante animation sur le cannibalisme chez Néandertal, dont les raisons restent inconnues. Certains indices laissent penser que, comme chez Homo sapiens, cette pratique pouvait être ritualisée. Les trois types de cannibalisme sont illustrés par saynètes métaphoriques et poétiques, chacune accompagnée d’un morceau de musique différent, contemporain ou classique. Les animations sont de grande qualité et réussissent à nous faire percevoir différemment la pratique du cannibalisme, pourtant taboue dans nos sociétés post moderne.

  • La valse des hypothèses, animations de La Méduse, Interviews par Fleur de papier

Les interviews croisées de 8 chercheurs, à consulter dans les parois d’un espace cylindrique, animé de questions, sorte de mausolée à la gloire de Néandertal, tentent d’expliquer la disparition vers – 35 000 après 300 000 ans d’existence.

crédits :  MNHN/ JC Domenech

Trois autres dispositifs interactifs ont également été développés par Fleur de Papier sur :

  • l’ADN de Néandertal
  • la place de Néandertal dans l’arbre de l’évolution humaine
  • Néandertal vu par la publicité, les films, séries et clips vidéo.

 

  • Exposition Kupka au Grand Palais (21/03/2018-23/07/2018)

À l’occasion de la grande rétrospective consacrée à l’artiste tchèque Kupka au Grand Palais du 21 mars au 30 juillet 2018, ARTE propose un portrait inédit de ce pionnier de l’art abstrait.

L’histoire de l’art a surtout retenu les noms de Malevitch, Kandinsky et Mondrian parmi les pionniers de l’abstraction picturale, n’accordant pas toujours le rang qu’il mérite à František Kupka (1871-1957). Originaire de Bohème, le peintre fut pourtant le premier à exposer comme telle, dès 1912, une toile non-figurativeouvrant ainsi la voie à une œuvre fascinante tout en ruptures et en intuitions fondatrices. Anarchiste virulent et dessinateur satirique pour la presse contestataire, il resta toute sa vie un franc-tireur, mais éclaira de son génie une bonne part des avant-gardes de la première moitié du XXe siècle.


Nourri de paroles de spécialistes et d’historiens de l’art – dont les commissaires de l’exposition au Grand Palais – le documentaire “Kupka, pionnier de l’art abstrait” retrace la naissance de la révolution abstraite au plus près des toiles de Kupka. Il restitue aussi le passionnant parcours d’un précurseur à la personnalité indocile, qui avait choisi la marge d’un monde artistique dont le rapport à l’argent et la soif de reconnaissance l’insupportaient.

Kupka, pionnier de l’art abstrait
Documentaire de Jacques Loeuille (France, 2016, 52mn)
Coproduction : ARTE G.E.I.E, Zadig Productions, RMN Grand Palais, Česká televize

Première diffusion sur ARTE le DIMANCHE 25 MARS 2018 À 17H25 et en replay pendant 1 mois

En DVD le 3 avril 2018. Une coédition ARTE Éditions, RMN-Grand Palais.

La RMN-GP propose également une application mobile dédiée. 

En plus d’accompagner le visiteur tout au long de son parcours dans les salles, il peut également accéder à la billetterie de l’exposition où toutes les offres de visites et visites-ateliers sont présentées.
Application gratuite avec achats d’audioguides intégrés.

L’application contient :

. une présentation de l’exposition salle par salle

. le programme et les activités autour de l’exposition

. le parcours audioguidé de l’exposition  (2,29 € par audioguide) (pour adulte en français de 35 œuvres expliquées, illustrées avec zoom et situation sur le plan de l’exposition, pour adulte en anglais de 35 œuvres expliquées et illustrées avec zoom et situation sur le plan de l’exposition et pour enfant en français de 20 œuvres expliquées avec zoom et situation sur le plan de l’exposition).

Le site web de la RMN-GP propose également des contenus sur l’exposition: dossier pédagogique et portrait de l’artiste.

(Sources: RMN-GP, Arte)

  • Exposition digitale de Miguel Chevalier pour la réouverture de la base sous-marine de Bordeaux (14/03/2018-20/05/2018)

La base sous-marine de Bordeaux, construite par la nazis et transformée et centre d’art, a rouvert jeudi 8 mars 2018, après une fermeture hivernale au cours de laquelle ses espaces ont été réaménagés. Le centre propose une nouvelle exposition « Digital Abysses » réalisée par le pionnier de l’art numérique et digital Miguel Chevalier.

Cette expérience immersive conduit le visiteur dans un labyrinthe de pièces noires illuminées par le travail interactif de l’artiste. Centrée sur le thème de la biologie marine, l’exposition propose une réflexion sur l’environnement et la nécessité de le préserver. L’artiste a mis un an et demi à préparer cette exposition.

« Cette exposition n’est pas une rétrospective comme j’ai pu l’entendre dire mais le parcours d’une oeuvre en élaboration, qui change avec le temps. Il y a une part très colorée, et un aspect ludique, mais il y a également l’idée que l’art est un facteur pour prendre conscience » explique l’artiste.

Les visiteurs pourront admirer des oeuvres inspirées des micro-organismes réalisés en impression 3D, Pixel Liquide l’oeuvre évolutive qui interagit avec le public, ou encore Nouvelle Atlantide la ville imaginaire que le spectateur peut faire défiler.

(Sources: Miguel Chevalier, Le Journal des Arts)

  • Exposition « Tintoret, naissance d’un génie » au musée du Luxembourg (07/03/2018-01/07/2018)

A l’occasion de l’exposition célébrant le 500ème anniversaire de la naissance du Tintoret, le musée du Luxembourg retrace l’ascension du jeune peintre à ses débuts, entre 1537 et 1555. L’oeuvre du maître est abordée dans le contexte culturel de l’époque, plongeant le visiteur dans un voyage au coeur de la Renaissance italienne. Le musée du Luxembourg propose l’édition numérique pour tablette de l’album de l’exposition. Cet album, constitué de 38 pages et 33 illustrations, s’articule en six chapitres: prendre son envol, orner les salons, capter le regard, partager l’atelier, mettre en scène et peindre la femme.

(Sources: Musée du Luxembourg)

  • Rétrospective Delacroix au musée du Louvre (29/03/2018-23/07/2018)

A l’occasion de la rétrospective consacrée à Eugène Delacroix au musée du Louvre, deux nouveaux documentaires sont proposés par Arte et France 5.

. ARTE diffuse, le dimanche 1er avril 2018 à 16h20, un documentaire-fiction inédit sur la vie du peintre. Réalisé par Arnaud Xainte, le documentaire retrace notamment le voyage de Delacroix au Maroc. En 1832, le chef de file du romantisme, alors âgé de 34 ans, accompagne le comte Charles-Edgar de Mornay en mission diplomatique au Maroc. Ebloui, le peintre consigne tout ce qu’il y voit dans ses carnets de voyage. De ces milliers de dessins, Delacroix puisera plus tard l’inspiration de quatre-vingts tableaux, parmi lesquels Noce juive au Maroc. Mêlant reconstitutions des oeuvres et décryptages des tableaux, le documentaire revient sur ce voyage initiatique, au cours duquel naîtra l’Orientalisme.

. De son côté, France 5 diffuse le dimanche 8 avril un documentaire réalisé par Martin FRAUDREAU.

Devant une œuvre composite, originale, quel chemin prendre pour appréhender Delacroix et comprendre quelle flamme l’animait ?

Delacroix apparaît sur la scène artistique à un moment charnière du 19ème pour le siècle et pour les arts. Le documentaire propose une immersion dans les émotions et les tensions qui traversent l’œuvre et l’homme. Par le détail et la matière des œuvres, des plus aux moins connues, et à l’aide de ses écrits, le film dresse un portrait sensible du peintre, explorant ce qui fait son génie, sa nouveauté et sa modernité.

52′- Réalisé par Martin FRAUDREAU – production GEDEON Programmes, avec la participation de France Télévisions

(Sources: Arte, France 5, Gédéon)

  • Exposition « Parfums de Chine », musée Cernuschi (du 9/03/2018 au 26/08/2018))

Du 9 mars au 26 août 2018, le Musée Cernuschi propose une exposition consacrée à la culture de l’encens en Chine depuis le IIIe siècle avant notre ère jusqu’au XIXe siècle. Fruit de la collaboration avec le Musée de Shanghai, cette exposition propose un parcours sensoriel au cours duquel le visiteur est plongé dans des expériences olfactives inédites.

 

Le parfumeur-créateur de la maison Dior Parfums, François Demachy et le conseiller scientifique de l’exposition Frédéric Obringer ont, à partir de formules chinoises anciennes, réinterprété des parfums. Sur des bornes installées dans le parcours, les visiteurs peuvent ainsi découvrir et sentir des recettes anciennes d’encens, accompagnées d’éléments d’informations tels que l’origine de la recette ou encore ses principaux composants.

(Source: musée Cernuschi)

  • Exposition « Humain Demain », Quai des Savoirs à Toulouse (du 16/02/2018 au 2/09/2018)

Le Quai des Savoirs et le Muséum de Toulouse, présentent l’exposition Humain Demain. L’occasion de découvrir les innovations scientifiques et techniques, notamment dans les domaines de la santé et du corps. Cette exposition cherche à montrer comment vivra l’humain demain, accompagné de techniques nouvelles : intelligence artificielle, prothèses, ADN, robotique…

L’exposition est à la fois immersive et ludique. Elle cherche à montrer que l’humain de demain sera réparé, augmenté, génétiquement modifié. Le visiteur est également amené à participer, notamment à l’aide d’un bracelet connecté.  Muni de ce bracelet, le visiteur est invité à choisir un certain nombre d’innovations présentées dans les showrooms. Au fil des visites, il y aura le Top 10 des innovations qui ont suscité le plus d’intérêt auprès des visiteurs. Quatre films montrent ensuite avec humour, les différents futurs possibles en fonction des innovations plébiscitées.

(Sources: Quai des Savoirs, La Dépêche)

  • Exposition « Pietro Alberti », Salon de Compagnie de l’Hôtel de Lalande, musées des arts décoratifs et du design, Bordeaux  (du 01/12/17 au 31/01/18)

Depuis le 1er décembre 2017, le salon de compagnie de l’hôtel de Lalande, site du musée des arts décoratifs et du design de Bordeaux, devient le terrain d’expérimentation numérique du designer d’interaction Pietro Alberti avec l’exposition « Pietro Alberti ». Équipé d’un casque de réalité virtuelle, le visiteur est projeté dans ce salon où une autre réalité prend corps. Sa perception de l’espace et des objets environnants se modifie en permanence. L’installation conçue par Pietro Alberti propose une mise en abyme de cet espace muséal et réinvente notre rapport aux œuvres et au décor.

Ce projet, conçu en partenariat avec l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL), est le point de départ de futures collaborations et de nouveaux dispositifs numériques qui seront mis en place au musée des Arts décoratifs et du Design.

  • Exposition « Vendôrama » à la Monnaie de Paris (du 12 janvier 2018 au 28 janvier 2018)

La maison Boucheron s’est installée à la Monnaie de Paris du 12 janvier 2018 au 28 janvier 2018, afin de présenter l’exposition « Vendôrama » qui propose une rétrospective sur l’histoire de la maison de joaillerie. Cette exposition, pourtant centrée sur les métiers d’artisanat du bijoux, offre une série d’expériences numériques.

vendorama

Les visiteurs peuvent ainsi découvrir des archives en feuilletant des livres interactifs, qui racontent l’histoire de Frédéric Boucheron. Autre dispositif: des gouaches sont éparpillées sur une table, composant un studio de création et les visiteurs peuvent même manipuler et colorier, grâce à la réalité augmentée, l’esquisse du célèbre collier Point d’Interrogation imaginé en 1879.

La visite se prolonge avec l’espace « fabrication » dévoilant les gestes de l’artisan à l’établi. Sur de grands écrans tactiles, les mains du lapidaire, du joaillier, du sertisseur ou du polisseur, entourées de leurs pinces plates, triboulets métriques, échoppes tranchantes et autres burins carrés, s’activent dans de courtes vidéos interactives.

Site web de l’exposition

  • Installation Screencatcher, au Marq à Clermont-Ferrand (du 20/12/2017 au 14/01/2018)

Au Musée d’Art de Roger-Quilliot à Clermont-Ferrand, l’artiste Justine Emard propose une installation, « Screencatcher », qui utilise la réalité augmentée. Son installation, a pour point de départ le travail que l’artiste, a mené en 2008 sur les disparitions des drives-in, les cinémas en plein air américain. Les spectateurs sont invités à regarder au moyen d’une tablette ou d’un smartphone huit dessins aux feutres représentant ces drives-in.

Grâce à un logiciel, des vidéos et autres illustrations viennent se superposer à ces dessins manuels, leur donnant vie, complétant la perception du monde réel.

« Le logiciel agit tel un filtre, à la manière des dreamcatcher chez les indiens Navajos qui évacuaient les cauchemars pour ne garder que les images positives des rêves et auquel le titre de l’œuvre fait référence », explique Justine Emard.

Plus que cela, « il s’agit d’une réflexion sur les outils d’aujourd’hui et de demain, l’avancée de la technologie et la dimension virtuelle où la simulation de la réalité gagne du terrain sur notre vie réelle. »

(Source: La Montagne)

© Justine Emard
© Justine Emard

Sources: Maison Boucheron, Salon de Compagnie, Marq

Date de première publication: 17/01/2018

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