Le GHU Paris psychiatrie & neurosciences et la Fondation Carmignac créent le musée valise “La Mer imaginaire”

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Convaincus que l’art et le soin peuvent s’allier et bénéficier au plus grand nombre, le Groupe Hospitalier Universitaire GHU Paris psychiatrie & neurosciences et la Fondation Carmignac présentent « Le Musée valise : La Mer imaginaire », un musée ambulant et miniature imaginé comme un cabinet de curiosité contemporain à destination des hospitaliers et du public.

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Version itinérante de l’exposition “La Mer imaginaire” présentée en 2021 à la Villa Carmignac sur l’île de Porquerolles sous le commissariat de Chris Sharp, le Musée valise est pensé comme un petit théâtre mobile où chaque scène dévoile de nouvelles œuvres.

“Au rythme d’une ouverture chorégraphiée de l’objet, des œuvres de Miquel Barceló, Bianca Bondi, Jean Painlevé ou encore Yves Klein se révèlent dans un jeu de lumières, de son et d’images animées. Mécanismes secrets inspirés des magiciens, électronique de précision dissimulée dans les charnières et écran amovible participent à la mise en scène de ce musée miniature camouflé sous l’apparence d’un coffre en bois” expliquent les 2 partenaires.

  • Un cabinet de curiosités mobile

Le Musée valise est pensé comme un cabinet de curiosité contemporain à destination des usagers des institutions de soin (patients mais aussi entourage et soignants) dont l’accès aux institutions muséales est bien souvent entravé par l’état clinique ou les conditions matérielles ou logistiques.

Le « Musée valise : La Mer imaginaire » propose “un moment d’évasion artistique et contemplative, tout en gardant en ligne de mire les préoccupations cliniques et écologiques que soulèvent le contenu de la mer imaginaire au travers de ces différentes œuvres d’art”.

  • Médiation thérapeutique

Le musée valise sera utilisé au sein du GHU Paris pour la mise en place de dispositifs de médiations thérapeutiques groupaux et individuels impliquant les patients mais aussi les soignants et/ou l’entourage, coordonnées par un thérapeute.

Il permettra de ménager des temps de rencontre, créateur de liens, favorisant l’expression, et donnant accès à une clinique précieuse.

Ce musée valise s’adresse aux patients, aux proches et aux professionnels, et sera l’opportunité de créer des liens ténus et sensibles entre tous les acteurs des services de soin.

Des visites seront planifiées dans toutes les structures du GHU Paris pour créer une rencontre surprenante autour de cet objet inédit et esthétique. Chacun s’en appropriera tout ou partie pour le bénéfice de la réflexion et la possibilité d’exprimer ses ressentis.

Expérimenté pour au moins un an au sein du GHU Paris, le Musée valise a ensuite pour vocation de poursuivre son itinérance dans d’autres hôpitaux, écoles et prisons.

  • Les œuvres et objets du musée valise

À l’intérieur du musée valise, les œuvres rassemblées sont des productions originales* (Miquel Barcelo, Bianca Bondi, Julien Discrit, David Horvitz), ou identiques à l’original quand il s’agit de photos (Dora maar, Jean Painlevé, Jochen Lempert, M. E. Smith) ou de films (Shimabuku et Jean Painlevé. Un fac-similé s’est glissé dans l’ensemble.

Au total, le musée ambulant comporte 17 œuvres, dont deux manipulables par le public : la sculpture de Julien Discrit et une éprouvette contenant du pigment pur de bleu Klein.

À noter que le public repartira avec en souvenir dans la main : des grains de pigment bleu Klein et une micro-œuvre en verre de David Horvitz, produite pour l’occasion.

Liste des œuvres :
. Miquel Barceló – Ressac, 2023 – œuvre originale inédite réalisée exclusivement pour le musée valise
. Bianca Bondi – The Fall and Rise, 2021-2023 – œuvre originale inédite réalisée exclusivement pour le musée valise
. Julien Discrit – Pierre (Double hélice), 2021 – sculpture produite pour le musée valise
. David Horvitz – Teardrops – petites billes, œuvre originale inédite réalisée exclusivement pour le musée valise et See the sea being (2021) – livre produit pour l’exposition La Mer Imaginaire
. Paul Klee – Aquarium, 1921 – fac-similé
. Yves Klein – Fiole avec pigment pur Bleu Klein
. Jochen Lempert – Untitled (Plastic Bag I, II, III), 2017 – photographie; Untitled (Seadragon), 2016 – photographie; Untitled (Aquarium, Toronto), 2017 – photographie; Untitled (Automimikry), 2018 – photographie
. Dora Maar (Henriette Théodora Markovitch, dit) – Sans titre (Main-coquillage), vers 1934 – photographie
. Jean Painlevé – Pince de homard – photographie; Buste de l’Hippocampe – photographie; La pieuvre, 1928 – Film noir et blanc, 13mn
. Shimabuku – Leaves Swim, 2011 – Vidéo couleur, 2min30
. Michael. E SMITH – Untitled, 2011 – photographie.

  • Les différentes étapes de l’expérience 

Introduction. Deux questions sont posées au public face à cette mystérieuse boîte bleue, encore fermée :
– Que peut bien contenir cette boîte, avec un tel nom : « La Mer imaginaire » ?
– Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez croisé le regard d’un animal sauvage ?

. Ouverture du musée valise. La boîte bleue s’ouvre et révèle deux photographies de Jean Painlevé et un film de Shimabuku sur l’écran central.

. Plongée dans « La Mer imaginaire ». Les volets extérieurs se déploient et l’écran se relève, dévoilant la suite de l’exposition.

. Cinéma. En fin de parcours, les volets du musée valise se referment et l’écran devant la baleine redescend. Commence alors la projection du film de Jean Painlevé « La pieuvre », transformant ainsi la chambre du patient ou le lieu de médiation en petite salle de cinéma.

. Interaction. Une fois la boîte bleue refermée, quelques extraits du livre de David Horvitz créé pour l’exposition sont lus au public, qui est ensuite invité à proposer des phrases dans le même esprit. Enfin, un souvenir de la mer, imaginé par l’artiste, est donné au public.

  • A propos de l’exposition La Mer imaginaire

Présentée à la Villa Carmignac, l’exposition “La Mer imaginaire” (mai – octobre 2021) propose d’explorer un musée d’histoire naturelle sous-marin. Les œuvres rassemblées évoquent à la fois une mer rêvée, enchantée et, d’une manière plus inquiète, une mer qui disparaît pour n’exister que dans notre imagination.

La Mer imaginaire célèbre ainsi la puissance poétique des océans, questionne notre relation à la mer et à la faune sous-marine et distille une étrange nostalgie pour quelque chose qui n’a pas encore disparu.

L’oeuvre de Bianca Biondi “Fall and rise” (2021) dans l’exposition “La Mer” à la Vila Carmignac (2021)
  • Générique

Le musée valise a été dessiné et conçu par l’artiste et architecte Stephan Zimmerli sur une idée originale de Charles Carmignac avec l’accompagnement scientifique du Dr Mathias Gorog et du Dr Laurène Egger.

Commissaire de l’exposition d’origine « La Mer Imaginaire » : Chris Sharp. Réalisation : Atelier Terreaux – Henri Terreaux. Lumières : Alexis Coussement et Frédéric Audoux. Tirages : Initial Labo. Cadres et soclage : Version Bronze. Electronique et audiovisuel : Ithaque.

SOURCES: GHU Paris psychiatrie & neurosciences, Fondation Carmignac (CP)

PHOTOS: Fondation Carmignac et artistes

Date de première publication: 01/10/2023

rnci 24 replay

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